Gérer voyage et risque

Près de 70% des entreprises n’ont pas de politique de gestion de la sécurité de leurs collaborateurs ». Se doter des garanties de sécurité n’est certes pas encore un réflexe systématique, mais la situation évolue à grande vitesse et, dorénavant, il n’est plus question d’évoquer la sécurité sans y associer les solutions de traçabilité permettant de localiser à tout instant les collaborateurs en déplacement. L’outil de suivi Expert Care d’American Express Voyages d’affaires rencontre ainsi un franc succès et vient de connaître un nouveau développement. Désormais, il permet au travel manager de connaître le statut du vol de ses collaborateurs en quasi-temps réel. L’information concernant un vol retardé, perturbé ou dérouté sera ainsi transmise instantanément, ce qui permet d’être proactif et de prendre rapidement les problèmes éventuels à bras-le-corps. Le partenariat entre American Express Voyages d’affaires et Ijet, fournisseur de solutions de gestion des risques, a également été étendu avec la mise en place de nouveaux outils. Les travel managers ont à disposition une hotline dédiée et un accès aux évaluations d’Ijet. Une évaluation des risques toujours plus fine D’autres acteurs mettent à profit des innovations technologiques pour une information toujours meilleure. « Notre plateforme de localisation, géolocalisation et communication TravelTracker consolide l’ensemble des données relatives aux voyages des collaborateurs. Il peut s’agir de réservations de vol, de train, d’hôtel ou de location de voiture, indique Arnold Denes, business development manager, information & tracking au sein d’International SOS. Le but est de pouvoir proactivement informer les voyageurs et leurs managers d’événements pouvant les impacter et de les assister si besoin. » L’analyse que permet la base de données des voyages revêt une importance grandissante pour les organisations. Un outil comme TravelTracker permet, grâce aux statistiques et la compréhension des flux de voyage, d’anticiper le degré de risque auquel les collaborateurs peuvent être exposés. « Cela permet, par exemple, de mettre en place des process de validation de voyage et des formations appropriées, afin de réduire l’exposition à ces risques », poursuit Arnold Denes. International SOS a par ailleurs publié en février dernier une carte du monde interactive, en association avec le cabinet britannique Control Risks, qui intègre les risques de santé et de sécurité par pays, ainsi que leur évolution. Consultable en ligne, elle permet aux ­entreprises de mieux évaluer les risques au sein des ­territoires où elles opèrent, et donc d’apporter des réponses adaptées.

Les voyageurs d’affaires aiment le rail

Les voyageurs d’affaires ont tendance à privilégier le train de plus en plus systématiquement. C’est l’un des enseignements à tirer de l’étude publiée le 14 novembre par Concur. Le spécialiste des notes de frais a analysé près de six millions de transactions ferroviaires sur deux ans, jusqu’au deuxième trimestre 2016. Il en ressort que ces transactions rail ont fortement progressé au cours des dix-huit derniers mois, puisque 954 813 demandes de remboursement train ont été enregistrées au cours du deuxième trimestre, contre 709 973 sur la même période en 2015. Les frais de transports ferroviaires effectués en Europe ont ainsi enregistré une hausse sensible (34%) en Europe au cours du deuxième trimestre, selon Concur. « Ces chiffres sont un rappel du rôle prépondérant du train dans les voyages d’affaires sur le marché européen » note Scott Torrey, Vice-Président et directeur général de Concur pour la zone EMEA. « Plus de 500 millions de dollars de notes de frais liés à ce mode de transport ont été enregistrées sur la plateforme Concur ces deux dernières années. Face au nombre croissant de transactions chaque trimestre, il est essentiel que les entreprises maîtrisent la gestion de cette dépense engagée par les collaborateurs » ajoute-t-il. Selon les responsables de Concur, ce plébiscite du rail reposerait avant tout pour sur la productivité des déplacements professionnels en train. « Ce n’est pas qu’une motivation budgétaire » selon Scott Torrey. « Plus que tout autre mode de transport, le train permet aux voyageurs d’affaires de travailler durant le trajet. Le temps de trajet est ainsi moins perçu comme une charge additionnelle à la journée de travail. Les entreprises qui facilitent les déplacements en train augmentent la satisfaction et la productivité des collaborateurs » Sans surprise, les principaux hubs business rassemblent la majorité des déplacements : 68% des trajets d’affaires européens ont pour point de départ ou d’arrivée les gares de Londres, Paris ou Francfort. La capitale britannique est particulièrement sollicitée par les voyageurs d’affaires, puisque 94% des déplacements d’affaires au Royaume-Uni concernent Londres, toujours selon Concur. Enfin, cette étude Concur permet de mesure une nouvelle fois la place croissante occupée par le bleisure sur le marché européen du voyage d’affaires. En effet, « Disneyland Paris est une destination étonnamment populaire pour les voyageurs d’affaires, avec 49.610 voyages pour cette destination enregistrés sur Concur entre janvier 2014 et Septembre 2016, ce qui indique que les voyageurs d’affaires à l’étranger allient parfois travail et vie familiale » souligne ainsi l’étude.

Conférence de Barcelone sur l’économie solidaire

Le concert de louanges saluant le tour de force diplomatique de la France ne doit pas faire oublier que cet accord n’est qu’une étape dans une course de fond qui n’en est qu’à ses débuts. Tout d’abord, chacun a noté le profond hiatus entre les fortes ambitions affichées et la somme des engagements (non contraignants) pris par les Etats. Ceux-ci nous conduisent plutôt vers un réchauffement de 3 °C en 2100, dont les conséquences seraient catastrophiques. En outre, le changement climatique est loin d’être le seul danger environnemental causé par nos modes de vie. Au-delà des problèmes d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre, le monde vivant est entré dans une crise globale, aux effets déjà très lourds. Le rythme de disparition des espèces donne le vertige. Sous la pression d’une utilisation toujours plus intensive des sols et des ressources, la dégradation accélérée des écosystèmes du monde entier menace des fonctions aussi essentielles pour la vie que l’épuration de l’eau et de l’air, l’alimentation, la fertilité des sols, la prévention des inondations… et la régulation du climat. Car plus de la moitié du CO2 est aujourd’hui captée par les océans, les sols et la végétation. Or l’acidification des eaux de mer, l’artificialisation des sols et la déforestation érodent ces « puits de carbone ». Des écosystèmes appauvris rendent aussi les hommes beaucoup plus vulnérables aux perturbations du climat. Ces dégradations sont d’autant plus angoissantes que les processus du vivant ne sont pas linéaires : passé certains seuils, les évolutions s’accélèrent. Au niveau international, la communauté scientifique se mobilise : récemment créé, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) est à la préservation des écosystèmes du monde entier ce que le Giec est au climat. En France, le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages est enfin arrivé en janvier 2016 au Sénat. Ce qui n’empêche pas le gouvernement de lancer au même moment le chantier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sur une des dernières grandes zones humides de l’Ouest de la France… Une illustration parmi tant d’autres des contradictions entre les bonnes intentions affichées et les actes. C’est à réduire ces contradictions qu’il faut maintenant s’atteler. Ce ne sera pas facile. Au moins la lutte contre le changement climatique peut-elle s’appuyer sur une métrique apparemment simple – l' »équivalent CO2″ – et sur des objectifs quantifiables. Cette métrique se coule aussi dans le langage économique : il est possible de traduire les émissions de gaz à effet de serre en termes monétaires, même si les outils permettant d’assigner une valeur au carbone font débat entre les économistes. En revanche, comment comparer la valeur des « services » rendus par des écosystèmes aux bénéfices économiques attendus des équipements qui les détruisent ? Faut-il payer ces services pour les préserver ? Peut-on « compenser » la destruction d’un milieu ? Peut-on réconcilier économie et écologie ? Certes, les deux termes sont très proches par leur étymologie. Tous deux dérivent de l’oikos, la « maison », dont l’écologie est la science (logos) et l’économie, la règle ou l’administration (nomos). L’oikos de l’économie renvoie à un groupe humain – le foyer, l’entreprise, l’Etat… -, alors que l’oikos de l’écologie, c’est la nature. Mais quand les sociétés humaines menacent, en portant atteinte aux équilibres naturels, de se détruire elles-mêmes, il est urgent de remettre de l’ordre dans la « maison ». Pour l’économie standard de l’environnement, la solution est claire, au moins en théorie : il faut faire entrer la nature dans le système des prix et la logique marchande. La soumettre aux régulations économiques est la meilleure manière de la sauvegarder. Manifestation, parmi d’autres, de l’impérialisme fruste de la « science économique » : comme si la logique du vivant, les interactions innombrables entre espèces et milieux étaient solubles dans le réductionnisme du calcul économique. L’économie écologique renverse la perspective : la sphère économique ne peut prétendre englober l’environnement, au contraire, c’est elle qui est, de fait, insérée dans la biosphère. C’est la voie qu’explorent les auteurs de ce numéro. Croisant les apports des sciences de la nature et des sciences sociales, cette approche pluraliste forge des concepts et des outils pour affronter les défis environnementaux contemporains. Comment produire dans les limites de la biosphère ? Comment préserver les écosystèmes et les services qu’ils apportent aux sociétés humaines ? Dans quels cas les instruments économiques sont-ils pertinents (et dans quels cas ils ne le sont pas) ? Qu’est-ce qu’une trajectoire économique soutenable ? Quels rapports de pouvoir sous-tendent les conflits environnementaux ? Contrairement aux économistes standard, les économistes écologiques ne livrent pas de solution « clés en main ». Mais ils instruisent le débat. Un pas vers la « démocratie écologique ». Source: agence séminaire Barcelone

Conférence Google sur les applis

Google travaille à “casser les murs” autour des applications avec une série de projets, dont des applications en streaming annoncées ce mois-ci. S’il y parvient, la recherche d’informations hébergées dans différents univers deviendrait plus aisée et donnerait un nouveau souffle à l’activité recherche de Google. Mais cela signifierait aussi, dans une certaine mesure, d’aller à contre-courant de l’histoire de la technologie. Les mutations périodiques des plateformes apportent de nouvelles façons d’interagir avec l’information et de nouvelles métaphores pour décrire ces comportements. Le passage à l’écran mobile est un exemple de choix. Le “web” d’information a cédé la place aux “stores” d’applications, les URL et les hyperliens à des icônes sur l’écran d’accueil et à des notifications ‘push’. “Le passage à l’écran mobile est un exemple de choix. Le “web” d’information a cédé la place aux “stores” d’applications, les URL et les hyperliens à des icônes sur l’écran d’accueil et à des notifications ‘push’” Avec toutes ces mutations technologiques, certaines choses que les utilisateurs trouvaient utiles se perdent, et l’émergence du mobile ne fait pas exception à la règle. Des valeurs comme le côté pratique, l’ubiquité et les coûts bas en sortent généralement gagnantes, même si les résultats sont parfois de moindre qualité que ce qui existait auparavant. Depuis que les utilisateurs de smartphones effectuent la plus grande partie de leurs consultations via des applications plutôt que par un navigateur mobile, la première victime de l’ère du mobile pourrait bien être le web ouvert?: l’espace où, justement, Google prospère. Facebook est devenu un cas d’école d’une société qui s’est réinventée pour le mobile. Par des décisions comme l’achat de l’application de partage de photos Instagram et de la messagerie pour mobiles Whatsapp, ainsi que la dissociation de sa propre fonctionnalité Messenger, Facebook a transformé une plateforme complexe et intégrée en une constellation de services nés pour le mobile. Google, de son côté, a parfois l’air de toujours livrer une guerre du passé. Il veut que sa case de recherche reste l’unique point d’entrée dans le monde digital. Cela ne peut fonctionner que s’il propose des interfaces mieux adaptées au mobile, un univers de services et d’informations organisé et utilisable en arrière-plan sur un smartphone. Une solution est l’indexation des applications, qui permettrait que les informations contenues dans des applications externes apparaissent aux côtés des résultats d’une recherche normale sur le web. Mais la recherche sur Google ne fonctionne que si ses robots peuvent explorer une page web qui reflète les informations contenues dans l’application. Cette indexation ne peut être faite que si les éditeurs pratiquent les deux approches, web et mobile. Mais ce n’est pas toujours le cas, surtout dans les pays qui ont grandi avec l’accès à Internet par téléphone mobile. De plus, Google ne peut pas guider les internautes vers des informations hébergées à l’intérieur d’une application… à moins qu’ils n’aient déjà installé cette application précise sur leur téléphone. C’est à ce point de l’histoire qu’intervient la dernière expérience en date de Google?: “l’app streaming”. Quand un utilisateur clique sur un lien dans les résultats d’une recherche sur mobile vers les informations hébergées dans une application, l’application se lance sur l’un des propres serveurs de Google et est ensuite relayée vers le téléphone, créant l’illusion que l’application tourne en local. C’est la meilleure réponse que peut offrir Google pour que les applications se comportent comme des pages web. Cependant, cette technologie n’est pas optimisée pour le mobile. “Streamer” [faire tourner] une application pleinement opérationnelle nécessite une connexion constante à Internet. Les coûts d’accès au web augmentent, et les utilisateurs perdent le bénéfice de la consultation hors ligne que beaucoup d’applications proposent.

Séminaire chez les Républicains

Chez Les républicains, on n’a pas attendu le deuxième tour des élections régionales pour sortir les couteaux. Sentant venir les choses, Nicolas Sarkozy lui-même, après avoir écarté la discussion sur la ligne politique du mouvement, a compris, mardi matin, qu’il n’y couperait pas. En bon chef de Parti, c’est-à-dire qui suit ses troupes lorsqu’il n’est pas en mesure de les précéder, il a admis devant le groupe parlementaire les Républicains que oui, débat il y aurait, dès le lendemain du 13?décembre, sur la ligne politique du mouvement. Le débat, quoi qu’en pensent ceux qui se sont d’ores et déjà sur les rangs pour la primaire républicaine de l’automne prochain, ne sera pas si simple pour eux. Car enfin, qu’ils le veuillent ou non, ils ont bel et bien été associés à la stratégie de campagne des Républicains pour les régionales. Ils ne peuvent pas découvrir aujourd’hui ce qu’ils ont accepté hier. Par exemple la règle du ni-ni – ni fusion, ni retrait de liste – annoncée dimanche soir par Nicolas Sarkozy avant la réunion du bureau politique prévue pour le lendemain, qui a été adoptée à l’unanimité moins deux voix par ses membres, parmi lesquels les principaux compétiteurs de Nicolas Sarkozy à la future primaire. Seuls Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Pierre Raffarin ont voté contre le ni-ni, un résultat qui consacre la fin du fameux “front républicain”, au moment même où le Parti socialiste, unilatéralement, a décidé de respecter celui-ci dans les deux régions de France où le FN est arrivé, et de très loin, le premier. Difficile, pour ceux qui ont accepté le ni-ni entre les deux tours de scrutin, d’en tailler en pièces la règle – et les résultats – après. “En bon chef de Parti, c’est-à-dire qui suit ses troupes lorsqu’il n’est pas en mesure de les précéder, il a admis devant le groupe parlementaire les Républicains que oui, débat il y aurait, dès le lendemain du 13?décembre, sur la ligne politique du mouvement” Même difficulté pour l’alliance au centre. Certes, sans qu’il l’ait pour le moment précisé, c’est sur une telle alliance, jugée par lui nécessaire pour barrer la route au FN, qu’Alain Juppé compte remettre en cause la stratégie des Républicains dans les mois qui viennent. Pour autant, il ne lui sera pas possible de tirer argument de ce qui s’est passé aux régionales?: Nicolas Sarkozy est arrivé dans toutes les régions de France à faire l’unité de la droite et du centre, en abandonnant des têtes de liste à plusieurs de ses leaders, Hervé Morin (Normandie), Philippe Vigier (Centre-Val de Loire), François Sauvadet (Bourgogne France-Comté), tandis que des candidats UDI, et même Modem (sur la liste Wauquiez en Auvergne Rhône-Alpes) prenaient leur place sur les listes communes. Le fait que, dans ces trois régions à direction UDI, les résultats n’aient pas été au rendez-vous, devrait aussi amener les Républicains à réfléchir sur ce que leur a apporté cette ouverture au centre?: Hervé Morin a devancé de quelques dizaines de voix seulement le FN, Philippe Vigier a jugé lui-même son score “décevant” face au candidat Front national, et François Sauvadet est largement dépassé par la candidate lepeniste. Difficile aussi, à la lumière des résultats du premier tour, de savoir si les Républicains doivent désormais adopter une ligne “dure” ou une ligne ouverte au centre. Laurent Wauquiez, qui a mené grand train une campagne dite dure, est en tête au premier tour devant le FN. Mais c’est aussi le cas des Pays de la Loire, où Bruno Retailleau, plus “soft” que Wauquiez, a également devancé le Front national. Apparemment, et en s’en tenant à ces résultats, ce n’est pas la ligne qui fait le succès, mais la personnalité des chefs de file. À se demander justement si ce n’est pas sur la personnalité de Nicolas Sarkozy lui-même que va s’ouvrir le vrai débat, et non pas uniquement sur le fait de savoir s’il faut offrir aux Français une alternative au FN en passant par le centre ou en suivant de trop près les propositions frontistes. Nicolas Sarkozy n’est pas un enfant de chœur?: il sait ce que lui reprochent ses adversaires au sein du mouvement des Républicains, sa façon de traiter les autres, mais aussi de s’imposer à eux, sa fébrilité parfois, son désir de revanche éperdu à l’égard de François Hollande, ses colères contre ses ennemis et parfois ses amis. L’ancien président de la République, battu en 2012, est-il le mieux placé pour conduire le combat de 2017?? À cette question, d’autres que lui au sein des Républicains n’attendront pas la primaire de l’automne prochain pour poser la question.

Une incentive en cuisine

Récemment, je me suis rendu à Lyon pour y suivre un cours de cuisine. Cela n’a sans doute rien de choquant pour vous, mais lorsque je l’ai annoncé à une amie, elle a tellement ri qu’elle en a fait « pipi dans sa culotte » (pour reprendre ses termes). Pourquoi une telle réaction ? Parce qu’il n’y a encore pas si longtemps, la cuisine et moi, ça faisait deux. Je détestais cuisiner. Lorsque ma femme s’absentait, je n’essayais même pas de donner le change : c’était pizzas et plats surgelés à chaque repas. Quand j’étais obligé de cuisiner, j’avais tout l’air d’ une poule à qui on demande de picorer à l’aide de baguettes chinoises. Les rares fois où ma douce m’a demandé un coup de main aux fourneaux, elle s’en est mordue très vite les mains. A chaque fois, ma femme a fini par me virer de la cuisine à coups de pied dans le derrière. Et elle n’avait pas besoin de me le dire deux fois ! Avec le recul, j’ai du mal à comprendre mon comportement d’alors. Je ne sais trop pourquoi, cuisiner prenait tout de suite des airs de bataille. J’étais pris de doutes existentiels, même avec les recettes les plus faciles. Puis un déclic s’est produit en moi. Peut-être à force de voir Etchebest pousser ses candidats (parce que oui, si je détestais cuisiner, paradoxalement j’adorais les émissions culinaires). Sur un coup de tête, l’envie m’a pris de cuisinier le repas de famille. Rien de très complexe, à première vue : des pâtes carbo. Ca a été une telle catastrophe que l’on a fini par tout jeter à la poubelle. Mais quelques jours plus tard, j’ai fait une seconde tentative. Puis j’ai pris l’habitude. Ma femme m’a récemment avoué qu’à l’époque, elle mangeait en cachette tellement j’étais un piètre cuisinier. Mais tout doucement, j’ai commencé à devenir bon. Du coup, ma femme m’a finalement offert ce cours de cuisine à Lyon. Je ne serai sans doute jamais un grand chef. Mais le chef de ce cours m’a dit que je me débrouillais pas mal. Et pas mal, pour quelqu’un qui vient d’aussi loin que moi, c’est presque le Saint Graal ! Suivez le lien pour les infos pratiques.

Incentive solidaire

Il ne peut y avoir de transformation politique et sociale de nos sociétés sans une transformation économique. Les Forums sociaux sont les lieux naturels pour mener à bien cette double stratégie politique et économique. Celle ci passe par une contestation forte des institutions de la globalisation néolibérale (Fonds monétaire international, Banque mondiale, Organisation mondiale du commerce), des firmes multinationales et de l’impérialisme américain, mais surtout par la construction d’un rapport de force économique à travers le développement à l’échelle internationale de réseaux de production, d’échanges et de consommation solidaire à même de donner corps à une véritable globalisation de la solidarité.

Toyota, leader en Syrie ?

Apparus à plusieurs reprises dans des vidéos de propagande de l’organisation islamiste, les véhicules du constructeur japonais font aujourd’hui beaucoup discuter. Le groupe a assuré vouloir collaborer avec la justice américaine. Les images font le tour du monde. On y perçoit des membres de l’organisation État islamique, debout à travers les voitures, arrivant dans des villes qu’ils viennent de faire tomber sous leur coupe en Irak, en Syrie ou en Libye. Ces véhicules, bien souvent, sont des modèles du constructeur japonais Toyota. Des pick-up ou SUV, la plupart du temps un Toyota Hilux, célèbre parmi les groupes rebelles à travers le monde. Il y a désormais un peu plus d’un an, 43 modèles étaient envoyés par le département d’État américain aux rebelles syriens. Aujourd’hui, ils ont, pour la majorité, changé de main. La marque japonaise est passée cette semaine dans une nouvelle dimension après la publication par l’EI d’une vidéo «publicitaire» présentant la flotte de véhicules Toyota de l’organisation. Dans le même temps, la chaîne américaine ABC News a annoncé mercredi soir que le Département du Trésor des États-Unis en charge de la lutte contre le terrorisme avait pris contact avec la direction du constructeur automobile. «Nous avons établi des contrôles dans le but d’empêcher nos produits d’être détournés en vue d’une utilisation militaire non-autorisée et nous soutenons l’enquête de la justice américaine qui se penche plus largement sur les chaînes d’approivisionnement internationales et les flux de capitaux et de marchandises au Moyen-Orient», a réagi le porte-parole de Toyota, Ed Lewis. La question revient souvent: comment un groupe terroriste a-t-il pu récupérer des véhicules Toyota? «C’est regrettable, mais désormais, le Toyota Land Cruiser et le Toyota Hilux sont devenus une représentation de la marque EI», a expliqué le chef de la direction du projet de lutte contre l’extrémisme aux États-Unis, Mark Wallace, à la chaîne ABC. Si la direction du groupe japonais assure qu’il s’agit de «vieux modèles», l’image est utilisée dans la communication savamment orchestrée par l’organisation islamiste. Les véhicules envoyés par le département d’État américain en avril 2014 ont, pour la plupart, certainement été récupérés par l’État islamique. Une enquête plus récente, réalisée par un quotidien australien, a également montré que plus de 800 camions volés dans les rues de Sydney, entre 2014 et 2015, ont probablement été envoyés dans la flotte de l’organisation. Selon ABC, Toyota a cessé toute activité en Syrie depuis octobre 2012 mais a vu ses ventes largement progresser en Irak, entre 2011 et 2013, passant de 6000 véhicules vendus à 18.000 deux ans plus tard. Allant dans le même sens, un reportage publié il y a plusieurs années par Newsweek mettait en lumière l’importance du Toyota Hilux dans les zones de conflit. Le véhicule avait alors pris une part considérable en Afghanistan où «les camions étaient extrêmement respectés», du fait de leur grande résistance. Un épisode de l’émission britannique Top Gear avait d’ailleurs montré en 2010, par plusieurs tests, la capacité du véhicule à recevoir toutes sortes de chocs.

Du groupe à la compétitivité

Les pôles de compétitivité : une politique en faveur du décloisonnement des acteurs de l’innovation Mise en place en 2005, la politique des pôles de compétitivité a pour objectif de renforcer la compétitivité de l’économie française et de développer la croissance et l’emploi. Elle encourage les démarches partenariales entre trois catégories d’acteurs clés de l’innovation (les entreprises, les établissements de recherche et les organismes de formation). Les pôles répondent à un double principe de spécialité thématique et géographique. L’innovation collaborative : le coeur de métier des pôles de compétitivité Á ce jour, les pôles de compétitivité ont contribué à l’émergence de plus de 1 300 projets de R&D collaboratifs. Ces projets ont été soutenus financièrement par l’État et les collectivités territoriales, dans le cadre d’appels à projets du fonds unique interministériel (FUI). Ils sont nécessairement pilotés par une entreprise et réunissent au moins deux entreprises et un organisme public de recherche ou de formation. Ces projets ont une vocation économique affirmée. Á terme, ils visent l’émergence de produits, procédés ou services innovants mis sur le marché. Les premières retombées des travaux de R&D menés par les pôles Près de la moitié des projets soutenus dans le cadre du FUI sont désormais achevés. Ils ont permis le dépôt de nombreux brevets, la création et le maintien d’emplois, des augmentations de chiffres d’affaires et l’émergence de « start-ups » innovantes. Ces résultats, très prometteurs pour la croissance des entreprises et l’emploi, devraient d’ailleurs se renforcer dans les prochaines années compte tenu des perspectives commerciales associées à ces projets. Toutefois, leur maturité est encore très inégale, en raison notamment du temps d’accès aux marchés qui diffère selon les secteurs. Certains projets ont déjà permis la commercialisation de produits ou de services, d’autres en sont encore éloignés. C’est le cas par exemple des projets du secteur de la santé, pour lesquels les procédures de tests et d’autorisation de mises sur le marché sont particulièrement longues (10 ans environ). De premiers résultats technologiques, scientifiques et économiques parfois encore provisoires, peuvent ainsi d’ores et déjà être présentés pour certains projets. Vous les trouverez sur le site de Voyage Groupe.

Emirates se développe sur la Chine

Emirates va proposer deux nouvelles destinations chinoises aux voyageurs d’affaires. La compagnie du Golfe assurera quatre vols hebdomadaires à destination de Yinchuan et de Zhengzhou à partir du 3 mai 2016. Le vol EK326 d’Emirates vers Yinchuan et Zhengzhou décollera de Dubaï à 02h45 mardi, mercredi, vendredi et samedi pour arriver dans la capitale de Ningxia à 13h35. L’appareil repartira ensuite de Yinchuan à 15h20 pour se poser dans la capitale de la province du Henan à 17h00. Le vol retour EK327 s’envolera de Zhengzhou à 21h00 pour arriver à Yinchuan à 22h55. L’appareil mettra le cap sur Dubaï à 00h40 où il atterrira à 04h30, le lendemain. La liaison entre l’Emirat et les deux villes chinoises sera assurée par un Boeing 777-200LR triclasse. Comme sur tous les vols Emirates, les passagers voyageant vers Yinchuan et Zhengzhou bénéficieront d’une franchise de bagages de 30 kg pour les passagers en Classe Economique, 40 kg pour la Classe Affaires et 50 kg pour la Première Classe. Le transporteur indique que de nombreuses banques et entreprises chinoises développent des filiales dans les quartiers commerciaux et financiers de Dubaï : la capitale compte ainsi actuellement 3000 entreprises et 200 000 résidents chinois.