Plouf, plouf, quelle crème solaire ?

A la plage, à la montagne comme au bord de la piscine, elle est l’un des incontournables de l’été. Et pourtant, au moment d’acheter sa crème solaire, le consommateur français est bien souvent, avouons-le, complètement largué. Ainsi, selon une récente étude des Laboratoires de Biarritz, publiée en mai 2017, si 97% des Français jugent que la protection solaire est un sujet important, 61% d’entre eux ne tiennent absolument pas compte des indications figurant sur l’étiquette (UVA, UVB, filtres, etc.) au moment de l’achat. L’écrasante majorité (9/10) ne connaît même pas la signification des mentions UVA et UVB. Heureusement pour eux, les grandes marques, elles, les maîtrisent sur le bout des doigts et améliorent année après année leurs formulations afin d’optimiser tant l’efficacité des filtres que la qualité des textures ou encore l’attrait des fragrances proposées. Le prix élevé de certains fabricants ne pouvant constituer d’ailleurs qu’un gage de cet investissement en recherche et développement. Mais voilà, la réalité semble tout autre, à en croire les résultats de la dernière étude comparative* de Que Choisir (numéro juillet/août 2017). Le magazine de l’association de consommateur UFC-Que Choisir a testé 21 crèmes solaires haute protection -indice FPS 30 (facteur de protection solaire)- commercialisées aussi bien en supermarché, parfumerie que pharmacie. Résultat, non seulement certaines marques ne protègent pas efficacement des UVA –les ultraviolets plus sournois car ils favorisent les coups de soleil, l’accélération du vieillissement cutané et les cancers à long terme– mais trois d’entre elles sont carrément défaillantes dans la protection UVB (qui provoquent, eux, coups de soleil et cancers)!  En queue de peloton, on retrouve des marques réputées, comme la crème solaire sécurité de Clarins, qui emporte la note de 5/20, le Soin solaire lait minéral corps Clinique (2,5/20), et la plus confidentielle Tropic silk hydratation de la marque Hawaiian (4,6/20). « C’est une surprise, car s’il est courant que certaines marques considèrent la protection UVA comme secondaire, pour les UVB, nous n’avons pas constaté ce type de manquements depuis des années, souligne Gaëlle Landry, rédacteur technique du test. Par exemple, pour la crème Clarins, l’indice UVB que nous avons constaté est de 19,7. Conclusion, ce produit devrait afficher une protection 15 et non 30. Pire, pour Clinique dont l’indice mesuré est de seulement 13, soit un écart de près de 57% avec celui revendiqué par la marque! » Une non-conformité qui passe d’autant plus mal que ces deux produits sont les plus chers de l’échantillon testé à respectivement 29,90 euros pour la crème Clarins et 26,95 euros pour celle de Clinique. Comment expliquer une telle négligence sur la promesse d’achat centrale de ces marques? « Nous ne nous l’expliquons pas. Contactés, les fabricants n’ont pas souhaité communiquer sur la question. Notre hypothèse est que ces produits ne doivent pas être contrôlés très régulièrement en interne », avance l’experte. Outre l’efficacité de ces crèmes haute protection, l’étude a également passé au crible leur composition. Là encore, les formulations laissent souvent à désirer. « Dans notre sélection, seules huit crèmes sont exemptes d’allergènes, la palme des mauvais élèves en la matière revenant encore une fois à la crème de Clarins qui en contient neuf! » D’autres contiennent par ailleurs des perturbateurs endocriniens. Des crèmes qui sont donc fortement déconseillées pour les femmes enceintes, enfants et adolescents. La majorité des protections solaires testées (13 sur 21) sont également particulièrement friandes du phénoxyethanol, un conservateur très employé dans la cosmétique traditionnelle présentant pourtant des risques de toxicité avéré, et fortement déconseillé pour les enfants. Même les meilleurs élèves du classement n’y coupent pas tels que la Brume solaire peau sensible de Mixa, classée « meilleur choix » de la sélection, la Brume sèche d’Ambre solaire et Paris Sublime sun cellular protect de L’Oréal. Enfin, quelques crèmes testées contiennent mêmes des nanoparticules, dont le risque de toxicité, s’il ne fait pas consensus au sein de la communauté scientifique, inquiète. Parmi les produits en contenant, on peut citer l’Eau thermale haute protection lait d’Avène et la Sun protect & hydrate de Nivea.

Soutenir l’anti-terrorisme en Afrique

Trump et Macron s’écharpent sur le financement d’une force de lutte contre le terrorisme au Mali. Washington pourrait opposer son veto à la proposition française. Paris cherche à convaincre Washington. Les Etats-Unis sont très réservés à l’idée de laisser l’ONU appuyer politiquement et financièrement une force militaire africaine anti-djihadistes dans le Sahel. Le différent repose sur le financement de cette force de 5000 hommes constituée par le G5 Sahel, composé du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad et du Burkina Faso.   Un premier projet de résolution, présenté mardi dernier, proposait que cette force militaire puisse « utiliser tous les moyens nécessaires » pour « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes ».   Cependant, ce texte manquait de précision selon les Etats-Unis, estimant même qu’une simple déclaration du Conseil, plutôt qu’une résolution, pourrait être suffisante. « Nous trouvons le mandat de cette force beaucoup trop large, manquant de précision », a expliqué un responsable américain, craignant que cela ne « crée un dangereux précédent » en autorisant l’usage de la force pour une large palette d’activités.  Une nouvelle mouture du texte a alors été dévoilée au Conseil de sécurité vendredi. Cette version insiste sur l’action de cette force contre le terrorisme, en précisant que les groupes armés ciblés figurent sur la liste des groupes terroristes des Nations unies.  L’Union européenne a déjà accepté de verser 50 millions d’euros pour cette force régionale, mais Washington et Londres ne veulent pas utiliser de fonds des Nations unies pour cette opération. « Le vrai problème, c’est l’argent », a insisté un diplomate du Conseil de sécurité qui a souhaité conserver l’anonymat.   « Nous soutenons le principe d’une force conjointe du G5 Sahel comme important exemple potentiel des efforts africains pour combattre l’extrémisme », a repris le diplomate américain. « Mais une résolution du Conseil de sécurité n’est pas toujours la seule, ni la plus sage des solutions pour offrir un soutien politique. »  Selon Foreign Policy, la France presse pour qu’un vote intervienne dans la semaine.   La France a lancé une intervention militaire internationale d’urgence en 2013 pour stopper des groupes djihadistes, proches d’Al-Qaïda, qui occupaient le nord du Mali. L’opération Serval, depuis devenue Barkhane, se poursuit encore dans cinq pays (Tchad, Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso) de la bande sahélo-saharienne. Des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes.

En parachute

On ne choisit pas le moment d’une révélation. La preuve : la semaine dernière, j’ai effectué un saut en chute libre près de Narbonne, et alors que j’étais dans l’avion, j’ai soudain été convaincu d’une chose : que l’Europe allait prendre son envol. Pourquoi avoir eu une telle pensée dans de telles conditions ? Je ne sais pas. L’esprit humain est quelque chose de bien mystérieux, parfois ! Toujours est-il que j’ai compris une chose : jamais les conditions n’ont été aussi favorables à l’Europe qu’en ce moment, et ce en dépit de, ou grâce aux menaces qui la guettent ! Cette pensée a été si rapide que je ne me rappelle pas tout, à vrai dire. Mais il n’y a pas à chercher bien loin pour retrouver la logique de la chose. Avant tout, il y a l’incidence du Brexit qui n’est pas négligeable. De ce point de vue, on peut dire merci à nos voisins outre-Manche : ils ont forcé les Etats membres à réagir et à voir à quel point l’Europe est menacée de délitement. Ensuite, il y a bien évidemment nos élections. Avec l’avènement de Macron, le tandem franco-allemand pourrait fort bien profiter d’une nouvelle dynamique qui sera très favorable à l’Europe. Cette relance semble d’ailleurs bien partie, étant donné l’accueil qu’a reçu Macron à Berlin. En outre, les deux se sont déclarés favorable à un changement de traité pour réformer l’Europe : une éventualité qui était, jusque-là, parfaitement impossible aux yeux de la chancelière. Et surtout, il faut prendre en considération la vague populiste qui a récemment renversé l’Amérique (parce que oui, avec un Trump complètement erratique à la tête du pays, on peut vraiment dire que les Etats-Unis sont tombés). Face à de tels enjeux, il est plus que temps pour l’Europe de se souder vraiment et d’aller de l’avant. C’est le plus souvent sous la menace extérieure que les gens se rassemblent. Si c’est le cas, l’Europe qu’ambitionnait Robert Schuman pourrait très bien fleurir au milieu de cette période plus que troublée. Sinon, si vous aimez les expériences inédites, je vous invite à essayer le saut en chute libre : les émotions qu’on a là-haut sont résolument extras. Voilà le site où j’ai dégoté ce saut en parachute, pour ceux que ça intéresse.

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Exploit de l’EDF face à la Finlande

L’équipe de France a écrasé dimanche la Finlande (5-1), vice-championne du monde en titre de hockey,lors du deuxième match du Mondial à Paris. Une victoire qui permet aux hockeyeurs français de se relancer dans la compétition. Les hockeyeurs français ont réussi l’exploit de battre 5-1 la Finlande, vice-championne du monde en titre, dimanche à Paris dans leur deuxième match du Mondial-2017. Dominés la veille sur la glace par la Norvège (3-2), les Bleus, désormais 3e de leur groupe, se sont relancés dans la course aux quarts de finale et ont fait un pas vers leur objectif prioritaire, le maintien dans l’élite. Dans un Bercy presque plein, ils ont profité de la qualité de leurs deux joueurs qui évoluent dans la prestigieuse NHL nord-américaine, Antoine Roussel (deux buts) et Pierre-Edouard Bellemare (un but). Le gardien Florian Hardy, qui remplaçait pour l’occasion Cristobal Huet laissé au repos, a aussi été décisif, derrière une défense héroïque, notamment lors des périodes d’infériorité numérique. Il s’agit de l’un des plus beaux succès du hockey français, qui avait déjà réussi des prouesses du même acabit contre la Russie au Mondial-2013 et contre le Canada au Mondial-2014, année de leur seul quart de finale. La Finlande est l’une des six nations majeures du hockey sur glace. Elle a pris la deuxième place du Mondial en 2014 et 2016 et a été deux fois titrée en 1995 et 2011. Les Bleus bénéficieront d’un jour de repos lundi avant d’affronter la Suisse mardi dans leur troisième match.

Dylan, Springsteen, Jagger, Hallyday… Les géants du rock rendent hommage à Chuck Berry

Chuck Berry, immense figure du rock’n’roll, est décédé samedi dans sa maison du Missouri, à l’âge de 90 ans. Originaire de Saint-Louis, dans le Missouri, le chanteur et guitariste prodige n’est arrivé qu’assez tardivement à la musique. Passionné de guitare jazz depuis son enfance, il est d’abord coiffeur, avant d’être repéré dans un club où il joue régulièrement de la guitare par le bluesman Muddy Waters, à l’âge de 35 ans. De Maybellene, en 1955, à Johnny B.Goode (1958) en passant par Roll Over Beethoven (1957), ses premières chansons connaissent immédiatement un succès phénoménal. Il y exalte des thèmes chers à l’adolescence – le flirt, les études, les voitures et les fêtes – qui confèrent à ses textes une dimension universelle et leur valent d’être repris par les plus grands à de nombreuses reprises. Ce premier triomphe durant les fifties marque le début d’une carrière de rocker que seule sa mort viendra achever. Le 18 octobre dernier, jour de ses quatre-vingt dix ans, il annonçait ainsi la sortie imminente d’un énième album, sobrement intitulé «Chuck». De Bruce Springsteen à Mick Jagger, les réactions ont afflué après l’annonce de sa mort, soulignant sa contribution à la légende du rock. «Chuck Berry était le plus grand des rockers, des guitaristes, et le plus grand des paroliers du rock qui ait jamais vécu. C’est une perte immense, la perte d’un géant, pour toujours». «Je suis triste d’apprendre la nouvelle de la mort de Chuck Berry, il était une telle inspiration! Il manquera à tous ceux qui aiment le rock’n roll. Amour & compassion». «R.I.P. Et paix et amour Chuck Berry, Mr. rock’n roll». «Les Rolling Stones sont très tristes d’apprendre la mort de Chuck Berry. C’était un vrai pionnier du rock, une influence incroyable. Chuck Berry n’était pas seulement un brillant guitariste, un brillant chanteur, il était aussi brillant sur scène et, surtout, c’était un vrai maître en tant que parolier. Les chansons de Chuck Berry seront éternelles». «Je suis si triste d’apprendre la nouvelle de la mort de Chuck Berry. Je veux le remercier pour toute cette musique qu’il nous a donnée et qui nous inspirait tellement. Il a éclairé nos années d’adolescent, il a donné vie à nos rêves de devenir musiciens et de monter sur scène. Ses paroles ont brillé par dessus tout, et elles éclairaient d’une lumière étrange ce fameux American dream. Chuck, tu étais incroyable et ta musique restera gravée en nous pour toujours». «Tellement triste, avec la mort de Chuck Berry c’est la fin d’une époque. Il était l’un des meilleurs, il était mon inspiration, un vrai personnage, réellement». «Une de mes grandes lumières s’est éteinte». «Gloire, gloire à toi Chuck Berry!!! Aucun d’entre nous ne serait là sans toi. Continue à rocker mon frère!» «Tout a commencé avec Chuck Berry. Il nous a tous inspirés. Le premier album que j’ai acheté était son +Live at the Tivoli+, et je n’ai plus jamais été le même». «Chuck Berry, mon idole, vient de nous quitter. Grande tristesse.» Au-delà du rock, de nombreuses personnalités américaines ont également tenu à faire part de leur admiration pour l’immense musicienl. Ainsi, pour Arnold Scharznegger, qui s’est exprimé sur Twitter, Chuck Berry «avait rendu le monde rock.» «Quand j’avais dix ans, raconte-t-il, chaque nuit, je rêvais de partir en Amérique. C’est Chuck Berry qui était la bande-son.» De son côté, l’écrivain américain Stephen King reconnait avoir aujourd’hui «le coeur brisé». Même si,r econnait-il, «90 ans, ce n’est pas si mal pour le rock!».

Incentive Marocaine

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais lors des primaires des républicains, il y a un sujet qui a été très peu abordé, et qui pourtant a d’après moi une importance cruciale dans les années à venir : l’Histoire telle qu’on l’enseigneen classe. Parce qu’il est vraiment symptomatique de la débâcle actuelle. Vendredi dernier, je me suis rendu à Rabat dans le cadre d’un incentive, et j’ai pu en débattre pas malau cours du dîner. Pour résumer, plusieurs candidats parlent de réécrire les livres d’Histoire donnés par l’Education, l’objectif étant d’en offrir une version non culpabilisante où les épisodes les plus sombres de notre Histoire seraient évacués. Le plus souvent, ce qu’on apprend à nos mômes à l’école ne mobilise pas des masses, et moi-même je m’en moque éperdument en général. Mais là, c’est un peu plus important cette fois. Parce que tout ça montre un écroulement de la société vers les extrêmes. Un glissement si global que c’est devenu normal. Le PS n’existe désormais pour ainsi dire plus, puisqu’elle adopte des mesures de droite. Mais la droite s’est de son côté carrément rapprochée de l’extrême-droite. Que des politiciens hors FN évoquent de réviser l’Histoire. Peut-on encore parler de rapatrier les voix du FN : c’est tout simplement opter pour le projet de l’extrême-droite. Cette standardisation de l’extrême-droite dans notre société est très préoccupante. Personne ne semble s’en offusquer. Et ça, c’est à mon sens destructeur pour la suite des événements. Pour finir sur une notre plus légère, j’ai bien apprécié cet incentive au Maroc. Voilà d’ailleurs le site de l’agence qui s’en est chargée : les animations étaient plutôt insolites mais très bien organisées. En savoir plus en suivant le lien sur le site de l’organisateur de cet incentive au Maroc.

Un ovni vidéoludique

Les fanboys vont pouvoir respirer. Après des mois de secret savamment entretenu, les fanboys peuvent enfin se faire une idée plus exacte de cette fameuse Switch ! En ce qui me concerne, je vais attendre Noël prochain, mais je pense d’ores et déjà pouvoir dire qu’elle va faire aussi bien que la Wii. Parce que son concept est à la fois simple et original. On est bien loin de la console précédente dont le concept est resté incompris du public. La Switch est console hybride, avec laquelle on peut jouer sur sa télé aux toilettes. C’est tout simplement  énorme ! C’est d’une simplicité effarante, et on se demande pourquoi personne ne l’avait encore jamais fait avant. Et à une époque où l’on a pris l’habitude de jouer n’importe où avec nos portables, c’est vraiment un projet gagnant. Je n’ai pas encore eu l’occasion de toucher la console, mais je suis confiant de ce côté-là : Big N s’est toujours fait un devoir de proposer des produits de qualité. Le passage de la télé au mode nomade semble se faire sans difficulté, et la modularité des accessoires a l’air bien pensée. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les premiers retours sont très encourageants. En termes de puissance, la Switch n’est bien sûr pas comparable à la PS4. Mais je ne crois pas que cela compte, vu qu’elle ne joue pas du tout sur ce terrain. Et en tant que console portable, c’est de loin la console la plus puissante à l’heure actuelle. Attention, elle m’agace un peu, sur certains points. Le manque de mémoire (32Go) est en ce qui me concerne un problème non négligeable. Et les éditeurs tiers ne se pressent pas au portillon. Bien sûr, Big N n’a jamais vraiment sorti les AAA de Microsoft et Sony, mais le line-up de la console n’est pas propre à rassurer. Mais rien que pour la simplicité de l’objet et son ergonomie, je suis conquis. Wait and see, donc, mais on peut entrevoir une belle réussite à la dernière création du plombier !

Une année difficile pour l’aviation d’affaires

Dassault Aviation a annoncé jeudi avoir reçu 33 commandes de jets privés Falcon en 2016 contre 45 l’année précédente. « La faiblesse des prises de commandes est le reflet d’un marché de l’aviation d’affaires difficile », a indiqué le groupe. Douze commandes de Falcon 5X ont également été annulées l’année dernière, après 20 annulations de Falcon Netjet en 2015. Dans le domaine militaire, 36 Rafale ont été commandés à la suite de la signature du contrat avec l’Inde, à comparer aux 48 appareils commandés en 2015 à parts égales par l’Egypte et le Qatar. « 33 Falcon ont été commandés en 2016 et 12 Falcon 5X ont été annulés, contre 45 Falcon commandés et 20 Falcon Netjet annulés en 2015″, selon l’avionneur. Ce segment souffre depuis la crise financière de 2008 et connaît un nouvel accès de faiblesse depuis deux ans, alors qu’il était en voie de rétablissement. De plus, Dassault Aviation a été contraint de repousser l’entrée en service du Falcon 5X en raison de retards dans le développement du moteur Silvercrest par le motoriste aéronautique Safran. Ces retards ont conduit à la définition du nouveau calendrier du programme Falcon 5X, avec un report des premières livraisons clients de fin 2017 à début 2020. Dassault Aviation n’a cependant enregistré qu’une annulation au second semestre, les 11 ayant été effectués au cours des six premiers mois de l’année, selon le bilan publié en août. Dans le domaine militaire, Dassault Aviation rappelle que 36 Rafale ont été commandés en 2016 après la signature et l’entrée en vigueur du contrat avec l’Inde, contre 48 en 2015 (24 au profit de l’Egypte et 24 pour le Qatar). « Cette nouvelle commande démontre à nouveau les qualités du Rafale », estime l’avionneur. Ces commandes portent à 110 Rafale son carnet de commande au 31 décembre 2016 (32 pour la France et 78 à l’exportation), et 63 Falcon. Au 31 décembre 2015, le groupe avait 83 Rafale (38 France et 45 Export) et 91 Falcon en commande. Côté livraisons, Dassault Aviation rapporte que 9 Rafale ont été livrés en 2016, dont 6 à la France et 3 à l’Egypte, conformément à sa prévision, contre 8 Rafale en 2015 (5 à la France et 3 à l’Egypte). Dans le même temps, il a livré à la France deux Rafale spécialement équipés pour l’aéronavale en 2016. Dans le domaine civil, Dassault Aviation a livré 49 Falcon neufs en 2016, soit un appareil de moins que sa prévision de livraison de 50 Falcon, contre 55 livrés en 2015. L’avionneur avait réduit de 60 à 50 cette prévision en début d’année. Source: avion de chasse.

Gérer voyage et risque

Près de 70% des entreprises n’ont pas de politique de gestion de la sécurité de leurs collaborateurs ». Se doter des garanties de sécurité n’est certes pas encore un réflexe systématique, mais la situation évolue à grande vitesse et, dorénavant, il n’est plus question d’évoquer la sécurité sans y associer les solutions de traçabilité permettant de localiser à tout instant les collaborateurs en déplacement. L’outil de suivi Expert Care d’American Express Voyages d’affaires rencontre ainsi un franc succès et vient de connaître un nouveau développement. Désormais, il permet au travel manager de connaître le statut du vol de ses collaborateurs en quasi-temps réel. L’information concernant un vol retardé, perturbé ou dérouté sera ainsi transmise instantanément, ce qui permet d’être proactif et de prendre rapidement les problèmes éventuels à bras-le-corps. Le partenariat entre American Express Voyages d’affaires et Ijet, fournisseur de solutions de gestion des risques, a également été étendu avec la mise en place de nouveaux outils. Les travel managers ont à disposition une hotline dédiée et un accès aux évaluations d’Ijet. Une évaluation des risques toujours plus fine D’autres acteurs mettent à profit des innovations technologiques pour une information toujours meilleure. « Notre plateforme de localisation, géolocalisation et communication TravelTracker consolide l’ensemble des données relatives aux voyages des collaborateurs. Il peut s’agir de réservations de vol, de train, d’hôtel ou de location de voiture, indique Arnold Denes, business development manager, information & tracking au sein d’International SOS. Le but est de pouvoir proactivement informer les voyageurs et leurs managers d’événements pouvant les impacter et de les assister si besoin. » L’analyse que permet la base de données des voyages revêt une importance grandissante pour les organisations. Un outil comme TravelTracker permet, grâce aux statistiques et la compréhension des flux de voyage, d’anticiper le degré de risque auquel les collaborateurs peuvent être exposés. « Cela permet, par exemple, de mettre en place des process de validation de voyage et des formations appropriées, afin de réduire l’exposition à ces risques », poursuit Arnold Denes. International SOS a par ailleurs publié en février dernier une carte du monde interactive, en association avec le cabinet britannique Control Risks, qui intègre les risques de santé et de sécurité par pays, ainsi que leur évolution. Consultable en ligne, elle permet aux ­entreprises de mieux évaluer les risques au sein des ­territoires où elles opèrent, et donc d’apporter des réponses adaptées.

Les voyageurs d’affaires aiment le rail

Les voyageurs d’affaires ont tendance à privilégier le train de plus en plus systématiquement. C’est l’un des enseignements à tirer de l’étude publiée le 14 novembre par Concur. Le spécialiste des notes de frais a analysé près de six millions de transactions ferroviaires sur deux ans, jusqu’au deuxième trimestre 2016. Il en ressort que ces transactions rail ont fortement progressé au cours des dix-huit derniers mois, puisque 954 813 demandes de remboursement train ont été enregistrées au cours du deuxième trimestre, contre 709 973 sur la même période en 2015. Les frais de transports ferroviaires effectués en Europe ont ainsi enregistré une hausse sensible (34%) en Europe au cours du deuxième trimestre, selon Concur. « Ces chiffres sont un rappel du rôle prépondérant du train dans les voyages d’affaires sur le marché européen » note Scott Torrey, Vice-Président et directeur général de Concur pour la zone EMEA. « Plus de 500 millions de dollars de notes de frais liés à ce mode de transport ont été enregistrées sur la plateforme Concur ces deux dernières années. Face au nombre croissant de transactions chaque trimestre, il est essentiel que les entreprises maîtrisent la gestion de cette dépense engagée par les collaborateurs » ajoute-t-il. Selon les responsables de Concur, ce plébiscite du rail reposerait avant tout pour sur la productivité des déplacements professionnels en train. « Ce n’est pas qu’une motivation budgétaire » selon Scott Torrey. « Plus que tout autre mode de transport, le train permet aux voyageurs d’affaires de travailler durant le trajet. Le temps de trajet est ainsi moins perçu comme une charge additionnelle à la journée de travail. Les entreprises qui facilitent les déplacements en train augmentent la satisfaction et la productivité des collaborateurs » Sans surprise, les principaux hubs business rassemblent la majorité des déplacements : 68% des trajets d’affaires européens ont pour point de départ ou d’arrivée les gares de Londres, Paris ou Francfort. La capitale britannique est particulièrement sollicitée par les voyageurs d’affaires, puisque 94% des déplacements d’affaires au Royaume-Uni concernent Londres, toujours selon Concur. Enfin, cette étude Concur permet de mesure une nouvelle fois la place croissante occupée par le bleisure sur le marché européen du voyage d’affaires. En effet, « Disneyland Paris est une destination étonnamment populaire pour les voyageurs d’affaires, avec 49.610 voyages pour cette destination enregistrés sur Concur entre janvier 2014 et Septembre 2016, ce qui indique que les voyageurs d’affaires à l’étranger allient parfois travail et vie familiale » souligne ainsi l’étude.