Dylan, Springsteen, Jagger, Hallyday… Les géants du rock rendent hommage à Chuck Berry

Chuck Berry, immense figure du rock’n’roll, est décédé samedi dans sa maison du Missouri, à l’âge de 90 ans. Originaire de Saint-Louis, dans le Missouri, le chanteur et guitariste prodige n’est arrivé qu’assez tardivement à la musique. Passionné de guitare jazz depuis son enfance, il est d’abord coiffeur, avant d’être repéré dans un club où il joue régulièrement de la guitare par le bluesman Muddy Waters, à l’âge de 35 ans. De Maybellene, en 1955, à Johnny B.Goode (1958) en passant par Roll Over Beethoven (1957), ses premières chansons connaissent immédiatement un succès phénoménal. Il y exalte des thèmes chers à l’adolescence – le flirt, les études, les voitures et les fêtes – qui confèrent à ses textes une dimension universelle et leur valent d’être repris par les plus grands à de nombreuses reprises. Ce premier triomphe durant les fifties marque le début d’une carrière de rocker que seule sa mort viendra achever. Le 18 octobre dernier, jour de ses quatre-vingt dix ans, il annonçait ainsi la sortie imminente d’un énième album, sobrement intitulé «Chuck». De Bruce Springsteen à Mick Jagger, les réactions ont afflué après l’annonce de sa mort, soulignant sa contribution à la légende du rock. «Chuck Berry était le plus grand des rockers, des guitaristes, et le plus grand des paroliers du rock qui ait jamais vécu. C’est une perte immense, la perte d’un géant, pour toujours». «Je suis triste d’apprendre la nouvelle de la mort de Chuck Berry, il était une telle inspiration! Il manquera à tous ceux qui aiment le rock’n roll. Amour & compassion». «R.I.P. Et paix et amour Chuck Berry, Mr. rock’n roll». «Les Rolling Stones sont très tristes d’apprendre la mort de Chuck Berry. C’était un vrai pionnier du rock, une influence incroyable. Chuck Berry n’était pas seulement un brillant guitariste, un brillant chanteur, il était aussi brillant sur scène et, surtout, c’était un vrai maître en tant que parolier. Les chansons de Chuck Berry seront éternelles». «Je suis si triste d’apprendre la nouvelle de la mort de Chuck Berry. Je veux le remercier pour toute cette musique qu’il nous a donnée et qui nous inspirait tellement. Il a éclairé nos années d’adolescent, il a donné vie à nos rêves de devenir musiciens et de monter sur scène. Ses paroles ont brillé par dessus tout, et elles éclairaient d’une lumière étrange ce fameux American dream. Chuck, tu étais incroyable et ta musique restera gravée en nous pour toujours». «Tellement triste, avec la mort de Chuck Berry c’est la fin d’une époque. Il était l’un des meilleurs, il était mon inspiration, un vrai personnage, réellement». «Une de mes grandes lumières s’est éteinte». «Gloire, gloire à toi Chuck Berry!!! Aucun d’entre nous ne serait là sans toi. Continue à rocker mon frère!» «Tout a commencé avec Chuck Berry. Il nous a tous inspirés. Le premier album que j’ai acheté était son +Live at the Tivoli+, et je n’ai plus jamais été le même». «Chuck Berry, mon idole, vient de nous quitter. Grande tristesse.» Au-delà du rock, de nombreuses personnalités américaines ont également tenu à faire part de leur admiration pour l’immense musicienl. Ainsi, pour Arnold Scharznegger, qui s’est exprimé sur Twitter, Chuck Berry «avait rendu le monde rock.» «Quand j’avais dix ans, raconte-t-il, chaque nuit, je rêvais de partir en Amérique. C’est Chuck Berry qui était la bande-son.» De son côté, l’écrivain américain Stephen King reconnait avoir aujourd’hui «le coeur brisé». Même si,r econnait-il, «90 ans, ce n’est pas si mal pour le rock!».

Incentive Marocaine

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais lors des primaires des républicains, il y a un sujet qui a été très peu abordé, et qui pourtant a d’après moi une importance cruciale dans les années à venir : l’Histoire telle qu’on l’enseigneen classe. Parce qu’il est vraiment symptomatique de la débâcle actuelle. Vendredi dernier, je me suis rendu à Rabat dans le cadre d’un incentive, et j’ai pu en débattre pas malau cours du dîner. Pour résumer, plusieurs candidats parlent de réécrire les livres d’Histoire donnés par l’Education, l’objectif étant d’en offrir une version non culpabilisante où les épisodes les plus sombres de notre Histoire seraient évacués. Le plus souvent, ce qu’on apprend à nos mômes à l’école ne mobilise pas des masses, et moi-même je m’en moque éperdument en général. Mais là, c’est un peu plus important cette fois. Parce que tout ça montre un écroulement de la société vers les extrêmes. Un glissement si global que c’est devenu normal. Le PS n’existe désormais pour ainsi dire plus, puisqu’elle adopte des mesures de droite. Mais la droite s’est de son côté carrément rapprochée de l’extrême-droite. Que des politiciens hors FN évoquent de réviser l’Histoire. Peut-on encore parler de rapatrier les voix du FN : c’est tout simplement opter pour le projet de l’extrême-droite. Cette standardisation de l’extrême-droite dans notre société est très préoccupante. Personne ne semble s’en offusquer. Et ça, c’est à mon sens destructeur pour la suite des événements. Pour finir sur une notre plus légère, j’ai bien apprécié cet incentive au Maroc. Voilà d’ailleurs le site de l’agence qui s’en est chargée : les animations étaient plutôt insolites mais très bien organisées. En savoir plus en suivant le lien sur le site de l’organisateur de cet incentive au Maroc.

Un ovni vidéoludique

Les fanboys vont pouvoir respirer. Après des mois de secret savamment entretenu, les fanboys peuvent enfin se faire une idée plus exacte de cette fameuse Switch ! En ce qui me concerne, je vais attendre Noël prochain, mais je pense d’ores et déjà pouvoir dire qu’elle va faire aussi bien que la Wii. Parce que son concept est à la fois simple et original. On est bien loin de la console précédente dont le concept est resté incompris du public. La Switch est console hybride, avec laquelle on peut jouer sur sa télé aux toilettes. C’est tout simplement  énorme ! C’est d’une simplicité effarante, et on se demande pourquoi personne ne l’avait encore jamais fait avant. Et à une époque où l’on a pris l’habitude de jouer n’importe où avec nos portables, c’est vraiment un projet gagnant. Je n’ai pas encore eu l’occasion de toucher la console, mais je suis confiant de ce côté-là : Big N s’est toujours fait un devoir de proposer des produits de qualité. Le passage de la télé au mode nomade semble se faire sans difficulté, et la modularité des accessoires a l’air bien pensée. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les premiers retours sont très encourageants. En termes de puissance, la Switch n’est bien sûr pas comparable à la PS4. Mais je ne crois pas que cela compte, vu qu’elle ne joue pas du tout sur ce terrain. Et en tant que console portable, c’est de loin la console la plus puissante à l’heure actuelle. Attention, elle m’agace un peu, sur certains points. Le manque de mémoire (32Go) est en ce qui me concerne un problème non négligeable. Et les éditeurs tiers ne se pressent pas au portillon. Bien sûr, Big N n’a jamais vraiment sorti les AAA de Microsoft et Sony, mais le line-up de la console n’est pas propre à rassurer. Mais rien que pour la simplicité de l’objet et son ergonomie, je suis conquis. Wait and see, donc, mais on peut entrevoir une belle réussite à la dernière création du plombier !

Une année difficile pour l’aviation d’affaires

Dassault Aviation a annoncé jeudi avoir reçu 33 commandes de jets privés Falcon en 2016 contre 45 l’année précédente. « La faiblesse des prises de commandes est le reflet d’un marché de l’aviation d’affaires difficile », a indiqué le groupe. Douze commandes de Falcon 5X ont également été annulées l’année dernière, après 20 annulations de Falcon Netjet en 2015. Dans le domaine militaire, 36 Rafale ont été commandés à la suite de la signature du contrat avec l’Inde, à comparer aux 48 appareils commandés en 2015 à parts égales par l’Egypte et le Qatar. « 33 Falcon ont été commandés en 2016 et 12 Falcon 5X ont été annulés, contre 45 Falcon commandés et 20 Falcon Netjet annulés en 2015″, selon l’avionneur. Ce segment souffre depuis la crise financière de 2008 et connaît un nouvel accès de faiblesse depuis deux ans, alors qu’il était en voie de rétablissement. De plus, Dassault Aviation a été contraint de repousser l’entrée en service du Falcon 5X en raison de retards dans le développement du moteur Silvercrest par le motoriste aéronautique Safran. Ces retards ont conduit à la définition du nouveau calendrier du programme Falcon 5X, avec un report des premières livraisons clients de fin 2017 à début 2020. Dassault Aviation n’a cependant enregistré qu’une annulation au second semestre, les 11 ayant été effectués au cours des six premiers mois de l’année, selon le bilan publié en août. Dans le domaine militaire, Dassault Aviation rappelle que 36 Rafale ont été commandés en 2016 après la signature et l’entrée en vigueur du contrat avec l’Inde, contre 48 en 2015 (24 au profit de l’Egypte et 24 pour le Qatar). « Cette nouvelle commande démontre à nouveau les qualités du Rafale », estime l’avionneur. Ces commandes portent à 110 Rafale son carnet de commande au 31 décembre 2016 (32 pour la France et 78 à l’exportation), et 63 Falcon. Au 31 décembre 2015, le groupe avait 83 Rafale (38 France et 45 Export) et 91 Falcon en commande. Côté livraisons, Dassault Aviation rapporte que 9 Rafale ont été livrés en 2016, dont 6 à la France et 3 à l’Egypte, conformément à sa prévision, contre 8 Rafale en 2015 (5 à la France et 3 à l’Egypte). Dans le même temps, il a livré à la France deux Rafale spécialement équipés pour l’aéronavale en 2016. Dans le domaine civil, Dassault Aviation a livré 49 Falcon neufs en 2016, soit un appareil de moins que sa prévision de livraison de 50 Falcon, contre 55 livrés en 2015. L’avionneur avait réduit de 60 à 50 cette prévision en début d’année. Source: avion de chasse.

Gérer voyage et risque

Près de 70% des entreprises n’ont pas de politique de gestion de la sécurité de leurs collaborateurs ». Se doter des garanties de sécurité n’est certes pas encore un réflexe systématique, mais la situation évolue à grande vitesse et, dorénavant, il n’est plus question d’évoquer la sécurité sans y associer les solutions de traçabilité permettant de localiser à tout instant les collaborateurs en déplacement. L’outil de suivi Expert Care d’American Express Voyages d’affaires rencontre ainsi un franc succès et vient de connaître un nouveau développement. Désormais, il permet au travel manager de connaître le statut du vol de ses collaborateurs en quasi-temps réel. L’information concernant un vol retardé, perturbé ou dérouté sera ainsi transmise instantanément, ce qui permet d’être proactif et de prendre rapidement les problèmes éventuels à bras-le-corps. Le partenariat entre American Express Voyages d’affaires et Ijet, fournisseur de solutions de gestion des risques, a également été étendu avec la mise en place de nouveaux outils. Les travel managers ont à disposition une hotline dédiée et un accès aux évaluations d’Ijet. Une évaluation des risques toujours plus fine D’autres acteurs mettent à profit des innovations technologiques pour une information toujours meilleure. « Notre plateforme de localisation, géolocalisation et communication TravelTracker consolide l’ensemble des données relatives aux voyages des collaborateurs. Il peut s’agir de réservations de vol, de train, d’hôtel ou de location de voiture, indique Arnold Denes, business development manager, information & tracking au sein d’International SOS. Le but est de pouvoir proactivement informer les voyageurs et leurs managers d’événements pouvant les impacter et de les assister si besoin. » L’analyse que permet la base de données des voyages revêt une importance grandissante pour les organisations. Un outil comme TravelTracker permet, grâce aux statistiques et la compréhension des flux de voyage, d’anticiper le degré de risque auquel les collaborateurs peuvent être exposés. « Cela permet, par exemple, de mettre en place des process de validation de voyage et des formations appropriées, afin de réduire l’exposition à ces risques », poursuit Arnold Denes. International SOS a par ailleurs publié en février dernier une carte du monde interactive, en association avec le cabinet britannique Control Risks, qui intègre les risques de santé et de sécurité par pays, ainsi que leur évolution. Consultable en ligne, elle permet aux ­entreprises de mieux évaluer les risques au sein des ­territoires où elles opèrent, et donc d’apporter des réponses adaptées.

Les voyageurs d’affaires aiment le rail

Les voyageurs d’affaires ont tendance à privilégier le train de plus en plus systématiquement. C’est l’un des enseignements à tirer de l’étude publiée le 14 novembre par Concur. Le spécialiste des notes de frais a analysé près de six millions de transactions ferroviaires sur deux ans, jusqu’au deuxième trimestre 2016. Il en ressort que ces transactions rail ont fortement progressé au cours des dix-huit derniers mois, puisque 954 813 demandes de remboursement train ont été enregistrées au cours du deuxième trimestre, contre 709 973 sur la même période en 2015. Les frais de transports ferroviaires effectués en Europe ont ainsi enregistré une hausse sensible (34%) en Europe au cours du deuxième trimestre, selon Concur. « Ces chiffres sont un rappel du rôle prépondérant du train dans les voyages d’affaires sur le marché européen » note Scott Torrey, Vice-Président et directeur général de Concur pour la zone EMEA. « Plus de 500 millions de dollars de notes de frais liés à ce mode de transport ont été enregistrées sur la plateforme Concur ces deux dernières années. Face au nombre croissant de transactions chaque trimestre, il est essentiel que les entreprises maîtrisent la gestion de cette dépense engagée par les collaborateurs » ajoute-t-il. Selon les responsables de Concur, ce plébiscite du rail reposerait avant tout pour sur la productivité des déplacements professionnels en train. « Ce n’est pas qu’une motivation budgétaire » selon Scott Torrey. « Plus que tout autre mode de transport, le train permet aux voyageurs d’affaires de travailler durant le trajet. Le temps de trajet est ainsi moins perçu comme une charge additionnelle à la journée de travail. Les entreprises qui facilitent les déplacements en train augmentent la satisfaction et la productivité des collaborateurs » Sans surprise, les principaux hubs business rassemblent la majorité des déplacements : 68% des trajets d’affaires européens ont pour point de départ ou d’arrivée les gares de Londres, Paris ou Francfort. La capitale britannique est particulièrement sollicitée par les voyageurs d’affaires, puisque 94% des déplacements d’affaires au Royaume-Uni concernent Londres, toujours selon Concur. Enfin, cette étude Concur permet de mesure une nouvelle fois la place croissante occupée par le bleisure sur le marché européen du voyage d’affaires. En effet, « Disneyland Paris est une destination étonnamment populaire pour les voyageurs d’affaires, avec 49.610 voyages pour cette destination enregistrés sur Concur entre janvier 2014 et Septembre 2016, ce qui indique que les voyageurs d’affaires à l’étranger allient parfois travail et vie familiale » souligne ainsi l’étude.

Conférence de Barcelone sur l’économie solidaire

Le concert de louanges saluant le tour de force diplomatique de la France ne doit pas faire oublier que cet accord n’est qu’une étape dans une course de fond qui n’en est qu’à ses débuts. Tout d’abord, chacun a noté le profond hiatus entre les fortes ambitions affichées et la somme des engagements (non contraignants) pris par les Etats. Ceux-ci nous conduisent plutôt vers un réchauffement de 3 °C en 2100, dont les conséquences seraient catastrophiques. En outre, le changement climatique est loin d’être le seul danger environnemental causé par nos modes de vie. Au-delà des problèmes d’énergie et d’émissions de gaz à effet de serre, le monde vivant est entré dans une crise globale, aux effets déjà très lourds. Le rythme de disparition des espèces donne le vertige. Sous la pression d’une utilisation toujours plus intensive des sols et des ressources, la dégradation accélérée des écosystèmes du monde entier menace des fonctions aussi essentielles pour la vie que l’épuration de l’eau et de l’air, l’alimentation, la fertilité des sols, la prévention des inondations… et la régulation du climat. Car plus de la moitié du CO2 est aujourd’hui captée par les océans, les sols et la végétation. Or l’acidification des eaux de mer, l’artificialisation des sols et la déforestation érodent ces « puits de carbone ». Des écosystèmes appauvris rendent aussi les hommes beaucoup plus vulnérables aux perturbations du climat. Ces dégradations sont d’autant plus angoissantes que les processus du vivant ne sont pas linéaires : passé certains seuils, les évolutions s’accélèrent. Au niveau international, la communauté scientifique se mobilise : récemment créé, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) est à la préservation des écosystèmes du monde entier ce que le Giec est au climat. En France, le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages est enfin arrivé en janvier 2016 au Sénat. Ce qui n’empêche pas le gouvernement de lancer au même moment le chantier de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes sur une des dernières grandes zones humides de l’Ouest de la France… Une illustration parmi tant d’autres des contradictions entre les bonnes intentions affichées et les actes. C’est à réduire ces contradictions qu’il faut maintenant s’atteler. Ce ne sera pas facile. Au moins la lutte contre le changement climatique peut-elle s’appuyer sur une métrique apparemment simple – l' »équivalent CO2″ – et sur des objectifs quantifiables. Cette métrique se coule aussi dans le langage économique : il est possible de traduire les émissions de gaz à effet de serre en termes monétaires, même si les outils permettant d’assigner une valeur au carbone font débat entre les économistes. En revanche, comment comparer la valeur des « services » rendus par des écosystèmes aux bénéfices économiques attendus des équipements qui les détruisent ? Faut-il payer ces services pour les préserver ? Peut-on « compenser » la destruction d’un milieu ? Peut-on réconcilier économie et écologie ? Certes, les deux termes sont très proches par leur étymologie. Tous deux dérivent de l’oikos, la « maison », dont l’écologie est la science (logos) et l’économie, la règle ou l’administration (nomos). L’oikos de l’économie renvoie à un groupe humain – le foyer, l’entreprise, l’Etat… -, alors que l’oikos de l’écologie, c’est la nature. Mais quand les sociétés humaines menacent, en portant atteinte aux équilibres naturels, de se détruire elles-mêmes, il est urgent de remettre de l’ordre dans la « maison ». Pour l’économie standard de l’environnement, la solution est claire, au moins en théorie : il faut faire entrer la nature dans le système des prix et la logique marchande. La soumettre aux régulations économiques est la meilleure manière de la sauvegarder. Manifestation, parmi d’autres, de l’impérialisme fruste de la « science économique » : comme si la logique du vivant, les interactions innombrables entre espèces et milieux étaient solubles dans le réductionnisme du calcul économique. L’économie écologique renverse la perspective : la sphère économique ne peut prétendre englober l’environnement, au contraire, c’est elle qui est, de fait, insérée dans la biosphère. C’est la voie qu’explorent les auteurs de ce numéro. Croisant les apports des sciences de la nature et des sciences sociales, cette approche pluraliste forge des concepts et des outils pour affronter les défis environnementaux contemporains. Comment produire dans les limites de la biosphère ? Comment préserver les écosystèmes et les services qu’ils apportent aux sociétés humaines ? Dans quels cas les instruments économiques sont-ils pertinents (et dans quels cas ils ne le sont pas) ? Qu’est-ce qu’une trajectoire économique soutenable ? Quels rapports de pouvoir sous-tendent les conflits environnementaux ? Contrairement aux économistes standard, les économistes écologiques ne livrent pas de solution « clés en main ». Mais ils instruisent le débat. Un pas vers la « démocratie écologique ». Source: agence séminaire Barcelone

Conférence Google sur les applis

Google travaille à “casser les murs” autour des applications avec une série de projets, dont des applications en streaming annoncées ce mois-ci. S’il y parvient, la recherche d’informations hébergées dans différents univers deviendrait plus aisée et donnerait un nouveau souffle à l’activité recherche de Google. Mais cela signifierait aussi, dans une certaine mesure, d’aller à contre-courant de l’histoire de la technologie. Les mutations périodiques des plateformes apportent de nouvelles façons d’interagir avec l’information et de nouvelles métaphores pour décrire ces comportements. Le passage à l’écran mobile est un exemple de choix. Le “web” d’information a cédé la place aux “stores” d’applications, les URL et les hyperliens à des icônes sur l’écran d’accueil et à des notifications ‘push’. “Le passage à l’écran mobile est un exemple de choix. Le “web” d’information a cédé la place aux “stores” d’applications, les URL et les hyperliens à des icônes sur l’écran d’accueil et à des notifications ‘push’” Avec toutes ces mutations technologiques, certaines choses que les utilisateurs trouvaient utiles se perdent, et l’émergence du mobile ne fait pas exception à la règle. Des valeurs comme le côté pratique, l’ubiquité et les coûts bas en sortent généralement gagnantes, même si les résultats sont parfois de moindre qualité que ce qui existait auparavant. Depuis que les utilisateurs de smartphones effectuent la plus grande partie de leurs consultations via des applications plutôt que par un navigateur mobile, la première victime de l’ère du mobile pourrait bien être le web ouvert?: l’espace où, justement, Google prospère. Facebook est devenu un cas d’école d’une société qui s’est réinventée pour le mobile. Par des décisions comme l’achat de l’application de partage de photos Instagram et de la messagerie pour mobiles Whatsapp, ainsi que la dissociation de sa propre fonctionnalité Messenger, Facebook a transformé une plateforme complexe et intégrée en une constellation de services nés pour le mobile. Google, de son côté, a parfois l’air de toujours livrer une guerre du passé. Il veut que sa case de recherche reste l’unique point d’entrée dans le monde digital. Cela ne peut fonctionner que s’il propose des interfaces mieux adaptées au mobile, un univers de services et d’informations organisé et utilisable en arrière-plan sur un smartphone. Une solution est l’indexation des applications, qui permettrait que les informations contenues dans des applications externes apparaissent aux côtés des résultats d’une recherche normale sur le web. Mais la recherche sur Google ne fonctionne que si ses robots peuvent explorer une page web qui reflète les informations contenues dans l’application. Cette indexation ne peut être faite que si les éditeurs pratiquent les deux approches, web et mobile. Mais ce n’est pas toujours le cas, surtout dans les pays qui ont grandi avec l’accès à Internet par téléphone mobile. De plus, Google ne peut pas guider les internautes vers des informations hébergées à l’intérieur d’une application… à moins qu’ils n’aient déjà installé cette application précise sur leur téléphone. C’est à ce point de l’histoire qu’intervient la dernière expérience en date de Google?: “l’app streaming”. Quand un utilisateur clique sur un lien dans les résultats d’une recherche sur mobile vers les informations hébergées dans une application, l’application se lance sur l’un des propres serveurs de Google et est ensuite relayée vers le téléphone, créant l’illusion que l’application tourne en local. C’est la meilleure réponse que peut offrir Google pour que les applications se comportent comme des pages web. Cependant, cette technologie n’est pas optimisée pour le mobile. “Streamer” [faire tourner] une application pleinement opérationnelle nécessite une connexion constante à Internet. Les coûts d’accès au web augmentent, et les utilisateurs perdent le bénéfice de la consultation hors ligne que beaucoup d’applications proposent.

Séminaire chez les Républicains

Chez Les républicains, on n’a pas attendu le deuxième tour des élections régionales pour sortir les couteaux. Sentant venir les choses, Nicolas Sarkozy lui-même, après avoir écarté la discussion sur la ligne politique du mouvement, a compris, mardi matin, qu’il n’y couperait pas. En bon chef de Parti, c’est-à-dire qui suit ses troupes lorsqu’il n’est pas en mesure de les précéder, il a admis devant le groupe parlementaire les Républicains que oui, débat il y aurait, dès le lendemain du 13?décembre, sur la ligne politique du mouvement. Le débat, quoi qu’en pensent ceux qui se sont d’ores et déjà sur les rangs pour la primaire républicaine de l’automne prochain, ne sera pas si simple pour eux. Car enfin, qu’ils le veuillent ou non, ils ont bel et bien été associés à la stratégie de campagne des Républicains pour les régionales. Ils ne peuvent pas découvrir aujourd’hui ce qu’ils ont accepté hier. Par exemple la règle du ni-ni – ni fusion, ni retrait de liste – annoncée dimanche soir par Nicolas Sarkozy avant la réunion du bureau politique prévue pour le lendemain, qui a été adoptée à l’unanimité moins deux voix par ses membres, parmi lesquels les principaux compétiteurs de Nicolas Sarkozy à la future primaire. Seuls Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Pierre Raffarin ont voté contre le ni-ni, un résultat qui consacre la fin du fameux “front républicain”, au moment même où le Parti socialiste, unilatéralement, a décidé de respecter celui-ci dans les deux régions de France où le FN est arrivé, et de très loin, le premier. Difficile, pour ceux qui ont accepté le ni-ni entre les deux tours de scrutin, d’en tailler en pièces la règle – et les résultats – après. “En bon chef de Parti, c’est-à-dire qui suit ses troupes lorsqu’il n’est pas en mesure de les précéder, il a admis devant le groupe parlementaire les Républicains que oui, débat il y aurait, dès le lendemain du 13?décembre, sur la ligne politique du mouvement” Même difficulté pour l’alliance au centre. Certes, sans qu’il l’ait pour le moment précisé, c’est sur une telle alliance, jugée par lui nécessaire pour barrer la route au FN, qu’Alain Juppé compte remettre en cause la stratégie des Républicains dans les mois qui viennent. Pour autant, il ne lui sera pas possible de tirer argument de ce qui s’est passé aux régionales?: Nicolas Sarkozy est arrivé dans toutes les régions de France à faire l’unité de la droite et du centre, en abandonnant des têtes de liste à plusieurs de ses leaders, Hervé Morin (Normandie), Philippe Vigier (Centre-Val de Loire), François Sauvadet (Bourgogne France-Comté), tandis que des candidats UDI, et même Modem (sur la liste Wauquiez en Auvergne Rhône-Alpes) prenaient leur place sur les listes communes. Le fait que, dans ces trois régions à direction UDI, les résultats n’aient pas été au rendez-vous, devrait aussi amener les Républicains à réfléchir sur ce que leur a apporté cette ouverture au centre?: Hervé Morin a devancé de quelques dizaines de voix seulement le FN, Philippe Vigier a jugé lui-même son score “décevant” face au candidat Front national, et François Sauvadet est largement dépassé par la candidate lepeniste. Difficile aussi, à la lumière des résultats du premier tour, de savoir si les Républicains doivent désormais adopter une ligne “dure” ou une ligne ouverte au centre. Laurent Wauquiez, qui a mené grand train une campagne dite dure, est en tête au premier tour devant le FN. Mais c’est aussi le cas des Pays de la Loire, où Bruno Retailleau, plus “soft” que Wauquiez, a également devancé le Front national. Apparemment, et en s’en tenant à ces résultats, ce n’est pas la ligne qui fait le succès, mais la personnalité des chefs de file. À se demander justement si ce n’est pas sur la personnalité de Nicolas Sarkozy lui-même que va s’ouvrir le vrai débat, et non pas uniquement sur le fait de savoir s’il faut offrir aux Français une alternative au FN en passant par le centre ou en suivant de trop près les propositions frontistes. Nicolas Sarkozy n’est pas un enfant de chœur?: il sait ce que lui reprochent ses adversaires au sein du mouvement des Républicains, sa façon de traiter les autres, mais aussi de s’imposer à eux, sa fébrilité parfois, son désir de revanche éperdu à l’égard de François Hollande, ses colères contre ses ennemis et parfois ses amis. L’ancien président de la République, battu en 2012, est-il le mieux placé pour conduire le combat de 2017?? À cette question, d’autres que lui au sein des Républicains n’attendront pas la primaire de l’automne prochain pour poser la question.

Une incentive en cuisine

Récemment, je me suis rendu à Lyon pour y suivre un cours de cuisine. Cela n’a sans doute rien de choquant pour vous, mais lorsque je l’ai annoncé à une amie, elle a tellement ri qu’elle en a fait « pipi dans sa culotte » (pour reprendre ses termes). Pourquoi une telle réaction ? Parce qu’il n’y a encore pas si longtemps, la cuisine et moi, ça faisait deux. Je détestais cuisiner. Lorsque ma femme s’absentait, je n’essayais même pas de donner le change : c’était pizzas et plats surgelés à chaque repas. Quand j’étais obligé de cuisiner, j’avais tout l’air d’ une poule à qui on demande de picorer à l’aide de baguettes chinoises. Les rares fois où ma douce m’a demandé un coup de main aux fourneaux, elle s’en est mordue très vite les mains. A chaque fois, ma femme a fini par me virer de la cuisine à coups de pied dans le derrière. Et elle n’avait pas besoin de me le dire deux fois ! Avec le recul, j’ai du mal à comprendre mon comportement d’alors. Je ne sais trop pourquoi, cuisiner prenait tout de suite des airs de bataille. J’étais pris de doutes existentiels, même avec les recettes les plus faciles. Puis un déclic s’est produit en moi. Peut-être à force de voir Etchebest pousser ses candidats (parce que oui, si je détestais cuisiner, paradoxalement j’adorais les émissions culinaires). Sur un coup de tête, l’envie m’a pris de cuisinier le repas de famille. Rien de très complexe, à première vue : des pâtes carbo. Ca a été une telle catastrophe que l’on a fini par tout jeter à la poubelle. Mais quelques jours plus tard, j’ai fait une seconde tentative. Puis j’ai pris l’habitude. Ma femme m’a récemment avoué qu’à l’époque, elle mangeait en cachette tellement j’étais un piètre cuisinier. Mais tout doucement, j’ai commencé à devenir bon. Du coup, ma femme m’a finalement offert ce cours de cuisine à Lyon. Je ne serai sans doute jamais un grand chef. Mais le chef de ce cours m’a dit que je me débrouillais pas mal. Et pas mal, pour quelqu’un qui vient d’aussi loin que moi, c’est presque le Saint Graal ! Suivez le lien pour les infos pratiques.