Baptême en Dewoitine au Bourget

Expérience à sensations fortes si vous aimez l’aviation et les avions classiques. Faites deux en un en allant admirer le Dewoitine D-520, un classique et un avion français qui sera au salon du Bourget cette année. Avec un avantage non négligeable, vous pourrez effectuer votre baptême de l’air sur cet avion. Petit, mais puissant et agile, le chasseur Dewoitine D-520 fut le seul avion de l’armée de l’air capable de s’opposer avec succès aux appareils les plus performants de la Luftwaffe. Le trop petit effectif opérationnel au moment de l’attaque allemande combattit avec détermination. Ces avions ne purent que tenter de retarder l’inévitable, mais entrèrent dans l’histoire comme les meilleurs avions de combat français des années 1940-1945. Émile Dewoitine, père du D-520, avait lancé le projet de sa propre initiative en 1936. Le réputé créateur d’avions, mis à la tête de la nouvelle Société nationale de constructions aéronautiques du Midi (SNCAM), était certain de pouvoir produire un chasseur moderne capable de dépasser 520 km/h. Mais, dans l’incertitude d’une relance de la modernisation de l’aviation militaire à cette époque, la phase de développement fut retardée d’environ deux ans. Ce ne fut que le 3 avril 1938 qu’il reçut l’autorisation de construire trois prototypes, dont le premier fit son premier vol le 2 octobre 1938 et le troisième le 5 mai 1939. Les essais révélèrent d’excellentes performances notamment en termes de vitesse avec des pointes ä 550 km/h ä 5200 m et un temps de montée à 8000 m de 12 minutes et 53 secondes. La preuve de son excellente aérodynamique et de ses caractéristiques structurelles fut donnée le 8 février 1939 lorsque le premier prototype atteignit 825 km/h en piqué. Le potentiel du D-520 reçut confirmation le 21 avril 1940 lorsqu’un modèle de série effectua des essais comparatifs avec un Messerschmitt Bf-109-E3 capturé intact. Le chasseur allemand était plus rapide d’environ 40 km/h, mais il était aisément surclassé en manœuvrabilité. A cette date, les commandes portaient sur environ 2 350 exemplaires à une cadence à monter graduellement à trois cents avions par mois. Mais la production fut très ralentie et, à la date de l’attaque allemande, 36 D-520 étaient opérationnels. Leur nombre s’accrut peu à peu et, pendant la bataille de France, ils équipaient cinq groupes de chasse. Au début de l’occupation de la France, sur 437 Dewoitine achevés, 351 avaient été livrés aux unités de chasse. Ces avions sont crédités de 108 victoires confirmées et de 39 probables. Leur carrière ne s’arrêta pas là. En avril 1941, les Allemands autorisèrent la reprise de la production, laquelle se poursuivit jusqu’en décembre 1942 pour un total de 775 appareils. Ils furent utilisés par l’aviation de Vichy, la Luftwaffe, la Reggia Aeronautica et diverses autres forces aériennes de l’Axe. En 1944-1945, certains D-520 récupérés servirent dans les Forces françaises libres et quelques autres reçurent des doubles commandes pour servir d’appareils d’entraînement. Le dernier vola le 3 septembre 1953. C’est un superbe avion, et une expérience inoubliable qui vous attend. Pour plus d’infos allez sur l’onglet « baptême en avion de chasse » du site de l’organisateur.