Manger des insectes

Pour le Nouvel An, comme chaque année dans notre groupe d’amis, chacun doit ramener un plat de son choix, de préférence inconnu et exotique. Ce qui est toujours une torture pour moi, qui manque d’imagination et d’expérience derrière les fourneaux. Chaque année, j’ai droit à quelques plaisanteries sur ce que j’amène, trop classique en comparaison des plats que les autres ont préparé. Cette année, j’ai décidé de prendre les devants, en m’offrant deux cours de cuisine au cours desquels j’ai appris quelques techniques secrètes. Cependant, à l’issue de ces deux cours consacrés à la confection de sushis, il me manquait encore mon plat original. Les sushis sont tellement entrés dans les moeurs qu’on peut difficilement les qualifier d’exotique. Je suis donc allé voir le chef qui nous avait formés, et lui ai demandé s’il connaissait un aliment vraiment inattendu qui pourrait servir mes desseins. C’est ainsi que je suis sûr de remporter cette année la palme de l’originalité, en me présentant, outre les traditionnels sushis, avec un plat de larves d’abeilles ! Ne fuyez pas en courant, c’est moins pire qu’il n’y paraît ! Il existe en Occident une réticence culturelle à manger des insectes. Pourtant, ils sont consommés dans de nombreux pays, de l’Asie à l’Amérique centrale : comme nourriture de base (en l’absence de poisson ou de viande, c’est une source comme une autre de protéines) ou même, au contraire, comme mets fin ! Le chef m’a non seulement conseillé cet aliment, mais m’a même indiqué où en trouver et les différentes manières de les cuisiner. Au Japon, en Chine, en Thaïlande et au Vietnam, elles sont servies en amuse-gueule, parfois avec le rayon de miel. Ces larves jaunes, qui ressemblent à des asticots ou à des vers de farine, sont très délicates. On peut les manger crues, à peine sorties de la ruche, mais elles se prêtent aussi à différentes préparations. Sautées dans de l’huile avec un peu de sel et de poivre, avec parfois une touche de piment rouge, les larves acquièrent apparemment une texture croustillante. Pour ceux qui auraient un penchant pour les douceurs, les larves peuvent être sautées avec de la sauce soja et du sucre, tandis qu’au Mexique, elles sont parfois servies recouvertes de chocolat. Au Japon, les larves d’abeille (hachinoko) sont conservées dans de l’huile de graines de soja. Les Chinois font parfois mariner les larves avec de l’oignon, de la citronnelle et de la crème de noix de coco. Une fois bien marinées, les larves sont enveloppées dans un linge et cuites à la vapeur pendant 20 minutes, puis servies avec du riz ou des nouilles. Je ne suis pas encore sûr de la recette que je vais adopter pour les préparer, mais il me tarde déjà de voir les réactions de mes amis lors du réveillon. Et je crois que mes sushis feront, eux aussi, leur petit effet. C’est que je commence à maîtriser les subtiles techniques de leur préparation. Encore quelques cours de cuisine, et je serai un vrai chef dans le domaine. Lire la suite sur le site spécialisé de cours de cuisine.

Une incentive en cuisine

Récemment, je me suis rendu à Lyon pour y suivre un cours de cuisine. Cela n’a sans doute rien de choquant pour vous, mais lorsque je l’ai annoncé à une amie, elle a tellement ri qu’elle en a fait « pipi dans sa culotte » (pour reprendre ses termes). Pourquoi une telle réaction ? Parce qu’il n’y a encore pas si longtemps, la cuisine et moi, ça faisait deux. Je détestais cuisiner. Lorsque ma femme s’absentait, je n’essayais même pas de donner le change : c’était pizzas et plats surgelés à chaque repas. Quand j’étais obligé de cuisiner, j’avais tout l’air d’ une poule à qui on demande de picorer à l’aide de baguettes chinoises. Les rares fois où ma douce m’a demandé un coup de main aux fourneaux, elle s’en est mordue très vite les mains. A chaque fois, ma femme a fini par me virer de la cuisine à coups de pied dans le derrière. Et elle n’avait pas besoin de me le dire deux fois ! Avec le recul, j’ai du mal à comprendre mon comportement d’alors. Je ne sais trop pourquoi, cuisiner prenait tout de suite des airs de bataille. J’étais pris de doutes existentiels, même avec les recettes les plus faciles. Puis un déclic s’est produit en moi. Peut-être à force de voir Etchebest pousser ses candidats (parce que oui, si je détestais cuisiner, paradoxalement j’adorais les émissions culinaires). Sur un coup de tête, l’envie m’a pris de cuisinier le repas de famille. Rien de très complexe, à première vue : des pâtes carbo. Ca a été une telle catastrophe que l’on a fini par tout jeter à la poubelle. Mais quelques jours plus tard, j’ai fait une seconde tentative. Puis j’ai pris l’habitude. Ma femme m’a récemment avoué qu’à l’époque, elle mangeait en cachette tellement j’étais un piètre cuisinier. Mais tout doucement, j’ai commencé à devenir bon. Du coup, ma femme m’a finalement offert ce cours de cuisine à Lyon. Je ne serai sans doute jamais un grand chef. Mais le chef de ce cours m’a dit que je me débrouillais pas mal. Et pas mal, pour quelqu’un qui vient d’aussi loin que moi, c’est presque le Saint Graal ! Suivez le lien pour les infos pratiques.