On peut maintenant noter les aéroports

Les voyageurs d’affaires passent parfois de nombreuses heures dans un aéroport. Ils peuvent maintenant savoir d’un coup d’œil quel est le meilleur resto de l’installation, connaître les services disponibles et même trouver le meilleur hôtel des alentours. TripAdvisor vient de lancer des pages dédiées aux aéroports. TripAdvisor lance des pages dédiées aux aéroports qui permettent aux voyageurs d’affaires d’obtenir des informations sur quoi faire, que manger et où dormir autour de 200 aéroports majeurs dans le monde. Lorsque les passagers chercheront un aéroport sur le site, ils seront dirigés vers une page aéroport dédiée avec des avis, des notes et d’autres informations concernant les hôtels à proximité ainsi que les restaurants et attractions à la fois dans les zones publiques et de transit. Les services dont les magasins duty free, les boutiques et les salons des aéroports seront également listés sur la page. « Plus de 3,1 milliards de voyageurs passent par les aéroports chaque année et le voyageur moyen passe environ 150 minutes de son temps à l’aéroport entre son arrivée au terminal et la fermeture des portes en salle d’embarquement. Nous voulons les aider à trouver rapidement sur le site les choses à faire pendant qu’ils attendent leur vol, ou à réserver un hôtel à proximité quand ils ont besoin d’un endroit où passer la nuit », explique Adam Medros, Vice-Président sénior, produit global TripAdvisor. La plate-forme Changi-Singapour est la première à être référencée sur TripAdvisor. D’autres pages d’aéroports majeurs tels que celui de New-York John F. Kennedy et de Paris Charles de Gaulle seront lancées d’ici juillet 2015. Les pages aéroport de TripAdvisor seront disponibles sur les 45 sites TripAdvisor, dans 28 langues et sur l’application mobile TripAdvisor. Les voyageurs pourront utiliser le «Près d’ici» proposé sur l’application mobile pour trouver les services à proximité grâce au GPS de leur Smartphone lorsqu’ils seront dans la plate-forme.

Sur les contreforts de l’Himalaya

En début d’année, j’ai enfin réalisé un voyage que je rêvais de faire depuis longtemps : un voyage au Népal, où j’ai pu faire du trekking sur les contreforts de l’Himalaya. Je ne parlerai pas du voyage en lui-même. Pas pour le moment, du moins. S’il était fabuleux à vivre, j’aurais du mal à le décrire convenablement. Des mots sauraient difficilement décrire les sensations qu’on éprouve là-haut, seul dans l’immensité. On se sent comme une fourmi arpentant le corps d’un géant, un géant vieux de millions d’années. J’en ai le frisson rien qu’à y repenser. Alors, plutôt que d’essayer de vous décrire ce voyage, je me contenterai de vous présenter le trek en quelques mots. Tout d’abord, marcher sur l’Himalaya peut paraître très sportif, et réservé aux randonneurs de haut niveau. Mais c’est en fait une idée reçue, et cette activité extraordinaire est ouverte à tous (sous certaines conditions). Pour pratiquer le trekking, on ne fait en effet pas appel aux techniques de la haute montagne et cela n’exige donc qu’une bonne condition physique et du souffle. La meilleure période de l’année pour se lancer se situe entre la mi-octobre et la mi-mars. Pendant toute cette saison, le ciel est en effet le plus souvent dégagé et les conditions se révèlent donc parfaites pour admirer les somptueux paysages népalais. Mieux vaut cependant ne pas être frileux. S’il ne neige jamais à Katmandou (point de passage obligé des « trekkers »), à une altitude de 4 000 m, les températures nocturnes tournent autour de -10° d’octobre à décembre, et elles sont encore plus basses en janvier et février ! En revanche, pendant la journée, les températures sont idéales : sur les versants Sud, elles approchent fréquemment 20° à cette même altitude. Si vous n’avez pas l’occasion d’y aller entre octobre et mars, le Népal n’est pas pour autant fermé en dehors de cette période. Mais l’expérience sera cependant très différente. En avril et mai, par exemple, on m’a expliqué que la chaleur rend la marche plus difficile en dessous de 2 500 m ; de plus, la brume masque les paysages, et les pluies et les orages sont fréquents en fin d’après-midi. Mais cela peut tout de même valoir le coup d’y aller à cette période, car c’est aussi l’époque de l’extraordinaire floraison des rhododendrons sauvages, qui, au Népal, forment de véritables arbres de 10 à 15 m de haut, aux fleurs rouges, roses ou blanches (selon l’altitude). De juin à septembre, pendant la saison de la mousson, les pluies violentes et la fonte des neiges rendent de nombreux chemins impraticables et les sommets de l’Himalaya restent cachés dans les nuages. C’est probablement la saison la moins intéressante pour découvrir ce pays extraordinaire. Si vous voulez en savoir plus sur cette destination, je vous mets en lien le site web sur lequel j’ai trouvé pas mal d’infos : il propose des voyages insolites et j’y ai même trouvé ma prochaine destination. Mais je vous en dirai plus à mon retour. Retrouvez toutes les infos de ce voyage sur le site Voyage insolite.

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La nouvelle bouteille d’eau

Chaque année, les mers et océans du globe absorbent, selon les chiffres de la Commission européenne, 10 millions de tonnes de déchets, pour la plupart en plastique. Dans certaines zones de l’Atlantique ou du Pacifique, on parle même d’un “septième continent de plastique” tant les quantités de détritus amassés sont importantes. L’une des principales responsables de ce fléau qui menace fortement l’écosystème des océans : la bouteille en plastique et ses quelque 50 milliards d’unités produites par an. Dans ce contexte, trois étudiants en master – dont deux Français – au Royal College of Art à Londres ont imaginé Ooho : une bouteille entièrement comestible constituée de plusieurs bulles d’eau de 4 cl chacune, soit l’équivalent d’une gorgée. “Nous nous sommes inspirés d’un vieux processus breveté par Unilever dans les années 1960 qui consiste à créer des gouttelettes de gélatine avec du calcium et des algues brunes. Cela donne une sorte de membrane souple imitant celle du jaune d’oeuf par exemple”, explique Pierre Paslier, l’un des trois cerveaux derrière le concept Ooho dont les premiers prototypes sont apparus il y a à peine un an, à l’été 2013. “N’importe qui peut créer des Ooho chez soi”

Le navigateur vert

Au départ, Sylvain Fortier n’était pas vraiment ce que l’on pourrait appeler un solitaire dans l’âme. Ni même un marin professionnel. Pourtant, à presque 40 ans, ce Québécois vient de compléter un tour du monde écologique à la voile, seul et quasiment auto-financé. Le but de son périple : planter des arbres sur chaque continent pour sensibiliser les populations au renouvellement des ressources naturelles de la planète et pour prouver que des initiatives individuelles peuvent faire avancer le débat. Après deux années tumultueuses, plus de 33 000 miles nautiques parcourus et 13 pays visités, Sylvain Fortier est arrivé à la marina de la Chaudière près de la ville de Québec samedi 27 septembre, la tête chargée d’aventures plus ou moins heureuses à raconter. Tempêtes, ouragans et autres caprices météorologiques… l’image d’une paisible croisière idyllique a rapidement été balayée. Et à de nombreuses reprises le navigateur a voulu tout abandonner. Quatre mois à peine après son départ en 2012, c’est au large des côtes brésiliennes que les ennuis commencent. “J’ai brisé mon mât, puis dans la foulée, je me suis coupé le tendon du petit doigt. J’ai réussi à récupérer mon mât mais pas mon doigt”, raconte-t-il. Contraint à l’opération, Sylvain Fortier rentre au Canada, en avion, pour se faire soigner. “J’ai dû tout interrompre pendant six mois. Mais je suis quand même reparti.” Du Brésil, Sylvain Fortier pensait alors arriver assez aisément en Australie. “Mais la mer était bien trop mauvaise. C’était l’hiver dans l’hémisphère sud et je me suis retrouvé à faire face à des vagues de 8 à 10 mètres. Mon bateau a failli se renverser, une vague m’a submergée, ma voile a été déchirée, mes ordinateurs se sont fracassés, ainsi que mon chauffage et l’eau est rentrée jusqu’à l’intérieur de la cabine. Même mon couchage était mouillé, c’était l’enfer.” Après une escale impromptue en Afrique-du-Sud où il a bien évidemment pensé à disséminer quelques graines, Sylvain Fortier parvient à remettre son bateau en ordre et à retrouver confiance en lui. Aucune de ses traversées n’aura été de tout repos. “J’ai frappé le plus gros ouragan, qui s’appelait Amanda, jamais enregistré dans le Pacifique depuis 1971”, rapporte-t-il. Pourtant bien préparé, ce néo-explorateur explique que les intempéries qu’il a essuyées sont bien plus intenses que tout ce que les livres et des années de pratique lui ont inculquées jusqu’à présent. Il en est aujourd’hui convaincu, ce qu’il a subi de plein fouet sont bel et bien les affres du changement climatique.

All Wight

Lors d’un séminaire à Londres l’année dernière, j’ai profité d’un week-end de liberté pour m’évader le long de la côte britannique. C’est là que j’ai fait la découverte de l’île de Wight, un endroit qui est devenu depuis mon point de chute favori chaque fois que je dois aller à Londres. Cette dernière se situe sur la côte sud de l’Angleterre, à 150 km à peine de Londres. On y accède par une courte traversée en ferry depuis les grands ports de Southampton et Portsmouth, ou depuis la charmante petite ville porturaire de Lymington. Ses plages de sable et ses falaises spectaculaires sont superbes à contempler. D’ailleurs, elles attirèrent Charles Dickens au XIXe siècle, et le poète Alfred Tennyson vint aussi y flâner sur les collines surplombant la mer. Elle mesure environ 37 kilomètres sur 21 et c’est un lieu de villégiature très prisé des Britanniques. Le site le plus visité est Osbome House, la résidence d’été chérie de la reine Victoria et du prince Albert, construite en 1845 sur les deniers de Victoria. Pour la petite histoire, le couple royal venait s’y réfugier loin de ses responsabilités et profiter de longues marches et de dîners familiaux informels avec ses neuf enfants. Effondrée par la mort prématurée d’Albert en 1861 à l’âge de quarante-deux ans, Victoria exigea que tout demeure à l’identique. La chambre où mourut la reine en 1901 est remplie de souvenirs de famille. Newport, la capitale de l’île, et le château de Carisbrooke sont situés à quelques kilomètres au sud d’Osbome House. Daté du XIe siècle, il s’agit du château normand le mieux préservé de tout le pays et la vue depuis le sommet du donjon est exceptionnelle. En 1647, Charles Ier y demeura prisonnier d’Oliver Cromwell. Il tenta de s’évader pour échapper à son exécution mais se retrouva coincé entre les barreaux de sa cellule. Des sentiers de randonnée quadrillent l’île, et le Coastal Path long de 108 kilomètres en fait le tour. La meilleure portion traverse la colline Tennyson Down et passe devant le monument à la mémoire du poète. Elle continue vers la pointe ouest de l’île avec une vue exceptionnelle sur les Needles, trois rochers de craie battus par les vagues de la Manche. Si vous souhaitez échapper au bruit, à la foule et aux caméras de la capitale, c’est l’endroit idéal. Depuis cette découverte, je suis même ravi lorsqu’on m’annonce que je suis envoyé en séminaire à Londres ! Un comble pour quelqu’un qui abhorre la City ! Je vous laisse le lien vers l’organisateur de notre séminaire à Londres, si cela vous intéresse.

Pas de vaccin, pas d’allocs

Le premier ministre australien, Tony Abbott, a prévenu dimanche que les parents qui refuseraient de faire vacciner leurs enfants seraient privés de certaines allocations familiales. Des parents sont hostiles à la vaccination, estimant qu’elle est dangereuse pour leurs enfants. Dans certains pays européens et aux États-Unis, des maladies qui avaient disparu comme la rougeole ont fait leur réapparition. «Pas de piqûre, pas d’argent», a lancé le premier ministre conservateur devant des journalistes. «C’est une importante mesure de santé publique. Il est très important que nos familles et nos enfants soient le plus en sécurité possible». Actuellement, les parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants peuvent faire valoir une clause «d’objection de conscience» tout en continuant de percevoir une série d’allocations qui pèsent jusqu’à 15 000 dollars australiens (14 480 dollars canadiens) par an et par enfant. Si les nouvelles mesures sont adoptées par le Parlement, ces parents ne toucheront plus ces allocations. Toutefois, les parents qui refuseront d’immuniser leurs enfants pour des raisons médicales ou religieuses continueront d’avoir le droit de percevoir certaines allocations même si les conditions d’accès seront restreintes. Les nouvelles mesures, qui sont soutenues par l’opposition travailliste, devraient entrer en vigueur en 2016. Le taux de vaccination des enfants âgés de un à cinq ans est de plus de 90% en Australie. Selon les chiffres officiels, plus de 39 000 enfants de moins de sept ans ne sont pas vaccinés, soit une augmentation de 24 000 cas au cours des dix dernières années. «Ce choix de ne pas immuniser ses enfants n’a aucun fondement médical et ne devrait pas être soutenu par les contribuables», a ajouté M. Abbott dans un communiqué conjoint publié avec le ministre des Services sociaux, Scott Morrison. Les parents en question craignent que la vaccination ROR (rougeole, oreillons et rubéole) ne provoque l’autisme, ce qui a été démenti par de nombreuses études. La controverse date de 1998, lorsqu’une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet avait semé la panique dans le monde anglo-saxon en faisant un lien entre le vaccin ROR et autisme. Cet article avait été retiré par la suite en raison «d’irrégularités», mais les craintes ont persisté.

Des satellites espionnent la Russie

La Russie a découvert ces derniers mois plusieurs satellites-espions «ennemis» programmés pour surveiller son «matériel militaire» sur son propre territoire, a annoncé dans un documentaire diffusé à la télévision dimanche le chef du Commandement spatial russe. «Très récemment, des spécialistes de notre département de renseignement spatial ont découvert des satellites nouvellement lancés. Ils avaient pour mission la reconnaissance de notre matériel militaire sur le territoire russe», a déclaré dans ce documentaire Oleg Maïdanovitch, le chef du Commandement spatial russe, sans préciser quels étaient les pays «ennemis» impliqués. Le documentaire a été diffusé dimanche sur la chaîne de télévision russe Zvezda, contrôlée par le ministère de la Défense, à l’occasion du «jour de l’Espace» commémorant en Russie le premier vol spatial réalisé par le Soviétique Youri Gagarine le 12 avril 1961. Selon le site Internet de Zvezda, le documentaire est dédié «à la guerre spatiale et aux batailles de satellites-espions», sur un ton rappelant la course à l’espace à laquelle se sont livrés l’URSS et les États-Unis dans les années 1960-70. Le Commandement spatial russe est une force militaire chargée de la détection et du contrôle des frappes aériennes ennemies, ainsi que de la surveillance spatiale et du contrôle des satellites de défense russes. Sur fond de crise ukrainienne, les relations entre l’Occident et la Russie connaissent leur pire détérioration depuis la fin de la guerre froide, bien que la coopération spatiale continue, notamment pour le développement de la Station spatiale internationale.

Incentive, booster le CA

Cela m’agace constamment, dès que certains chefs d’entreprise me parlent de challenge commercial. Selon eux, cette opération sert uniquement à renforcer les résultats. Or, ce n’est en réalité que l’un des profits qu’il procure, et l’un des moindres selon moi. Ce type d’opération aide tout d’abord, évidemement, à booster le moral de ses troupes. Le prix n’est au fond qu’un bonus. Les salariés ont souvent envie de reconnaissance, et l’opération est une manière de reconnaître leur travail. Le prix est donc effectivement un prix, une façon d’honorer le salarié investi. Le challenge commercial nourrit également le goût du challenge. Les commerciaux aiment s’affronter les uns les autres et faire la comparaison de leurs résultats. L’opération leur attribue une arène dans laquelle donner libre cours à cette prédisposition. Et les meilleurs vendeurs incitent les autres candidats à suivre la cadence. C’est par là même une technique efficace pour amener ses salariés au faîte. Cependant le profit vraiment appréciable de la campagne se trouve être la dynamique qu’il contribue à créer. La campagne est avant tout un levier pour forcer les collaborateurs à exceller, et ce dynamisme se poursuit bien après la fin de la campagne. Trois raisons induisent une perte de motivation chez les employés d’une société: le mal-être au travail, la paye considérée comme insuffisante, et le manque de reconnaissance. Le challenge économique permet d’agir sur ces trois écueils de façon simultanée. C’est donc un outil précieux, pour autant qu’on l’utilise avec intelligence. Car si l’on veut atteindre son objectif, on se doit de suivre certaines règles de bon sens. Et je reste souvent médusé de constater qu’elles ne sont pas systématiquement respectées. Tout d’abord, l’on doit offrir des dotations qui appellent les vendeurs à tout donner. Cela paraît l’évidence même, mais vous seriez surpris comme certains managers font l’impasse sur cette règle essentielle. La moitié du budget du challenge devrait dans l’idéal y être réservé. Ensuite, il faut allouer ces récompenses à 40% de l’équipe touchée. Car si l’on n’y prend pas garde, c’est l’énervement et le sentiment d’injustice qui excèdent la plus-value. Et bien sûr, les objectifs se doivent de rester accessibles. Si l’on prend en considération ces quelques principes, le challenge commercial a de bonnes chances de parvenir à son but. Mais si l’opération est créée trop rapidement, cela peut également avoir un effet très différent de celui qu’on visait à l’origine. Source : challenge commercial.

Ne pas oublier la Somalie

La Somalie est une destination qui n’a jamais fait rêver, et pour cause, c’est sans doute l’un des derniers retranchements de l’enfer avec terrorisme, pauvreté et famine. Sahra Hussein a les traits taillés à la serpe, des pommettes saillantes et des rides qui lui donnent l’air d’avoir passé depuis longtemps les 50 ans qu’elle avoue. Assise dans l’enclos, elle attend. Comme les milliers de personnes qui vont défiler dans ce centre de distribution de nourriture, en une journée, à Mogadiscio, la capitale de la Somalie. Sahra est patiente, elle a mis une heure et demie à venir à pied, depuis le camp de déplacés de Badbaado où elle vit depuis 2011, à l’abri de la famine et des islamistes shebabs. Elle vient tous les jours. «Il y a presque toujours de la nourriture, sauf quand les bateaux sont en retard… Mais je n’ai pas le choix, j’ai huit enfants à nourrir», explique-t-elle. Qui pense encore à la Somalie ? Les campagnes de sensibilisation ont plus de 20 ans. «Du riz pour la Somalie», Bernard Kouchner portant un sac sur son épaule, les écoliers appelés à apporter un paquet chacun, c’était en 1992. C’était le début de la guerre civile, après la chute du dictateur Siyad Barré, en 1991. À l’époque, la famine avait fait 220 000 morts. Et puis, la guerre a continué. En 2011, la sécheresse, la mort du bétail appauvrissant encore plus la population et la guerre causent une nouvelle famine. 260 000 morts, 4 millions de personnes touchées, soit la moitié de la population du pays. La crise est aggravée par les shebabs, qui refusent ou détournent l’aide alimentaire provenant de l’Occident haï. Aujourd’hui, si la situation est moins grave, elle reste préoccupante. «Elle s’était améliorée l’an dernier, mais empire depuis juin ou juillet, nous sommes très inquiets, témoigne Challiss McDonough, porte-parole régionale de Programme alimentaire mondial (PAM), basée à Nairobi, au Kenya. Les récoltes sont inférieures de 30 % à la moyenne, à cause de la sécheresse.