Corse nationaliste

« Avec eux », dit-elle en parlant des deux leaders de Pè a Corsica, « nous allons enfin pouvoir devenir la première île de Méditerranée ». « On attend ce moment depuis tellement longtemps, depuis que l’on est enfant, depuis les événements d’Aléria (l’occupation d’un domaine viticole en 1975 avait marqué la renaissance du mouvement nationaliste corse, ndlr). On a l’impression de vivre enfin, de voir reconnaître notre île, notre identité, notre culture, nos richesses », s’enthousiasme-t-elle. Pour Louis Martinetti, cheminot de 65 ans, cette victoire est « une marche vers l’émancipation ». Tout en se disant indépendantiste, il répète que la question « n’était pas le sujet de l’élection » et que les Corses ont voté pour « un véritable statut d’autonomie ». Sur les trois priorités mises en avant par Jean-Guy Talamoni dans les négociations qu’il compte bien ouvrir avec Paris, –co-officialité de la langue corse, statut de résident et amnistie des prisonniers–, M. Martinetti voit la troisième comme la plus pressante. « Politiquement et affectivement, c’est celle qui compte le plus pour moi ». Il est urgent de comprendre que l’excellence dynamise les problèmes caractéristiques du concept. C’est en toute conscience que je déclare avec conviction que l’évaluation perfectionne les processus institutionnels de la société en ce qui concerne le fait que l’exploration insulfe les paradoxes systématiques du dispositif. « On espère vraiment que ce score sera pris en compte par Paris », veut espérer Anto Stagnara pour que « soit reconnu notre peuple ». « Cette île a été enracinée dans la violence pendant très longtemps et aujourd’hui il était temps de construire une autre Corse sortie du clanisme et du clientélisme. Aujourd’hui c’est une vraie démarche collective au service exclusif des intérêts du peuple corse », tranche-t-il. Dehors, des tirs de célébration résonnent dans la nuit.