CJ n’aura pas résisté au terrorisme tunisien

Croisière Jaune, réceptif et spécialiste de l’événementiel en Tunisie, créé en 2005 par César Saint-Ouen, a été liquidé en France le 29 septembre dernier mais poursuit ses activités depuis son bureau tunisien. Croisière Jaune n’aura pas résisté aux attentats de Sousse en juin dernier. L’agence DMC spécialiste de la Tunisie, commercialisant ses prestations en BtoB, a jetté l’éponge le 29 septembre dernier. Le Tribunal de commerce de Nanterre l’a déclaré en liquidation judiciaire et fait remonter la cessation de paiement à mars 2014. « Mais cela ne change rien pour les agences », précise César Saint-Ouen son président fondateur. « Je n’ai pas eu d’autre choix que de fermer la holding, soit le bureau parisien de Montrouge. Toutefois, je conserve mon activité depuis la Tunisie », assure-t-il en espérant que l’activité, actuellement au point mort, repartira prochainement grâce notamment à l’effet « Prix Nobel de la paix ». D’ailleurs le site de Croisière Jaune continue de fonctionner. Croisière Jaune s’est cependant séparé de ses cinq salariés. L’entreprise est par ailleurs radiée de l’APST. « Notre défaillance n’a lésé aucun client, puisque nous n’en avions plus », précise César Saint Ouen qui estime avoir avec cette liquidation « assaini sa situation financière ». Les créanciers ont deux mois pour se faire connaître auprès du liquidateur, soit le cabinet BTSG, 15, rue de l’Hôtel de Ville à Neuilly sur Seine. Tel : 01 41 96 82 82. Pour l’exercice 2013, dernier inscrit au greffe, Croisière Jaune avait déclaré un chiffre d’affaires de 1, 2 millions d’euros avec un résultat net de 590 000 euros. Selon César Saint-Ouen, le réceptif aurait accueilli 2 500 clients en Tunisie en 2014.