Manger des insectes

Pour le Nouvel An, comme chaque année dans notre groupe d’amis, chacun doit ramener un plat de son choix, de préférence inconnu et exotique. Ce qui est toujours une torture pour moi, qui manque d’imagination et d’expérience derrière les fourneaux. Chaque année, j’ai droit à quelques plaisanteries sur ce que j’amène, trop classique en comparaison des plats que les autres ont préparé. Cette année, j’ai décidé de prendre les devants, en m’offrant deux cours de cuisine au cours desquels j’ai appris quelques techniques secrètes. Cependant, à l’issue de ces deux cours consacrés à la confection de sushis, il me manquait encore mon plat original. Les sushis sont tellement entrés dans les moeurs qu’on peut difficilement les qualifier d’exotique. Je suis donc allé voir le chef qui nous avait formés, et lui ai demandé s’il connaissait un aliment vraiment inattendu qui pourrait servir mes desseins. C’est ainsi que je suis sûr de remporter cette année la palme de l’originalité, en me présentant, outre les traditionnels sushis, avec un plat de larves d’abeilles ! Ne fuyez pas en courant, c’est moins pire qu’il n’y paraît ! Il existe en Occident une réticence culturelle à manger des insectes. Pourtant, ils sont consommés dans de nombreux pays, de l’Asie à l’Amérique centrale : comme nourriture de base (en l’absence de poisson ou de viande, c’est une source comme une autre de protéines) ou même, au contraire, comme mets fin ! Le chef m’a non seulement conseillé cet aliment, mais m’a même indiqué où en trouver et les différentes manières de les cuisiner. Au Japon, en Chine, en Thaïlande et au Vietnam, elles sont servies en amuse-gueule, parfois avec le rayon de miel. Ces larves jaunes, qui ressemblent à des asticots ou à des vers de farine, sont très délicates. On peut les manger crues, à peine sorties de la ruche, mais elles se prêtent aussi à différentes préparations. Sautées dans de l’huile avec un peu de sel et de poivre, avec parfois une touche de piment rouge, les larves acquièrent apparemment une texture croustillante. Pour ceux qui auraient un penchant pour les douceurs, les larves peuvent être sautées avec de la sauce soja et du sucre, tandis qu’au Mexique, elles sont parfois servies recouvertes de chocolat. Au Japon, les larves d’abeille (hachinoko) sont conservées dans de l’huile de graines de soja. Les Chinois font parfois mariner les larves avec de l’oignon, de la citronnelle et de la crème de noix de coco. Une fois bien marinées, les larves sont enveloppées dans un linge et cuites à la vapeur pendant 20 minutes, puis servies avec du riz ou des nouilles. Je ne suis pas encore sûr de la recette que je vais adopter pour les préparer, mais il me tarde déjà de voir les réactions de mes amis lors du réveillon. Et je crois que mes sushis feront, eux aussi, leur petit effet. C’est que je commence à maîtriser les subtiles techniques de leur préparation. Encore quelques cours de cuisine, et je serai un vrai chef dans le domaine. Lire la suite sur le site spécialisé de cours de cuisine.

Nos pays peuvent apprendre les uns des autres

De nombreux pays européens ont engagé des réformes majeures de leur marché du travail et de leurs systèmes de protection sociale, avec des tendances communes claires: allégement de la fiscalité du travail en vue de réduire le coût du recrutement et de faciliter la création d’emplois; modernisation des systèmes de retraites grâce à un meilleur alignement de l’âge de départ à la retraite sur l’espérance de vie; modernisation des systèmes d’enseignement et d’apprentissage tout au long de la vie pour leur permettre de mieux répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain; maintien d’un lien entre les salaires et la productivité afin de soutenir la compétitivité et la création d’emplois sur la durée. Ce faisant, les États membres peuvent s’inspirer des modèles bien ancrés en Europe qui ont déjà fait leurs preuves. La combinaison d’un marché du travail flexible, d’une protection sociale forte, d’un dialogue social efficace et de l’apprentissage tout au long de la vie au Danemark a permis de réduire les inégalités et a dynamisé les performances économiques. Le système de formation professionnelle en alternance appliqué en Autriche et en Allemagne a facilité la transition entre l’apprentissage et l’emploi en combinant enseignement et expérience pratique. Dans le même temps, tous les pays sont amenés à innover dans un contexte national ou européen. De l’expérimentation du revenu universel de base en Finlande à la mise en place d’un revenu minimum garanti en Grèce, il existe une tendance croissante à tester de nouveaux modèles pour s’adapter aux nouvelles réalités. En France, un nouveau compte personnel d’activité rassemble tous les droits, tels que les comptes de formation, les comptes de prévention de la pénibilité et les prestations de chômage, en un compte unique pouvant être utilisé tout au long de la carrière d’une personne.

Quand on parlait de Trump

S’il y a bien une élection qui focalise l’attention du moment, c’est bien l’élection américaine qui se profile à l’horizon. Impossible d’y échapper, dès lors qu’on regarde le JT ou qu’on consulte l’actualité. La semaine dernière, j’ai fait un incentive à Boston où j’ai eu l’occasion d’en discuter avec quelques collègues. Et je dois dire que j’ai été assez surpris par cette discussion. Car la plupart de mes interlocuteurs étaient convaincus que Clinton va remporter ces élections. Mais pour ma part, je suis persuadé qu’au contraire, et en dépit des sondages qui la donnent gagnante, c’est bien un certain milliardaire excentrique qui va l’emporter. La question que vous vous posez sans doute est pourquoi. Pourquoi un type qui propose un programme aussi ridicule aurait une chance d’être élu à la tête de la plus grande puissance du monde. Eh bien, pour cette raison, précisément. Parce qu’il est incohérent et incontrôlable. Trump ne va pas être élu pour son programme. Evidemment, la base de son électorat croit vraiment en ce qu’il dit. Les figurants de Winter’s Bone espèrent en toute sincérité qu’il rendra à l’Amérique sa grandeur. Mais ceux-là ne suffisent pas à le faire élire. Non, ceux qui vont le faire accéder à la présidence, ce sont tous ces Joker qui ne veulent au fond qu’une chose : voir le monde brûler. Ceux-là sont convaincus que Trump sera un président effroyable, et c’est pour ça qu’ils vont voter pour lui. Comment je sais tout ça ? Parce que j’ai moi-même été comme ça à une époque. Il m’est arrivé, dans l’isoloir, de vouloir faire un pied de nez au système. Et les gens qui partagent cette envie sont incroyablement nombreux : rien qu’autour de moi, j’en ai repéré plusieurs d’après leurs discours ; ils voteraient Trump s’ils étaient américains. Le ras-le-bol vis-à-vis de la politique est général, et depuis bien trop longtemps. Beaucoup ne croient plus que cette dernière puisse changer quoi que ce soit, et sont par conséquent prêts à voter n’importe quoi. Et c’est cette aide qui va faire de Trump le prochain président des Etats-Unis. En tout cas, j’ai bien apprécié cet incentive. D’ailleurs, je vous mets en lien l’agence qui s’en est occupé, si vous voulez voir à quoi ça ressemblait. Suivez le lien pour l’organisateur de ce voyage incentive aux USA.

Plouf, plouf, quelle crème solaire ?

A la plage, à la montagne comme au bord de la piscine, elle est l’un des incontournables de l’été. Et pourtant, au moment d’acheter sa crème solaire, le consommateur français est bien souvent, avouons-le, complètement largué. Ainsi, selon une récente étude des Laboratoires de Biarritz, publiée en mai 2017, si 97% des Français jugent que la protection solaire est un sujet important, 61% d’entre eux ne tiennent absolument pas compte des indications figurant sur l’étiquette (UVA, UVB, filtres, etc.) au moment de l’achat. L’écrasante majorité (9/10) ne connaît même pas la signification des mentions UVA et UVB. Heureusement pour eux, les grandes marques, elles, les maîtrisent sur le bout des doigts et améliorent année après année leurs formulations afin d’optimiser tant l’efficacité des filtres que la qualité des textures ou encore l’attrait des fragrances proposées. Le prix élevé de certains fabricants ne pouvant constituer d’ailleurs qu’un gage de cet investissement en recherche et développement. Mais voilà, la réalité semble tout autre, à en croire les résultats de la dernière étude comparative* de Que Choisir (numéro juillet/août 2017). Le magazine de l’association de consommateur UFC-Que Choisir a testé 21 crèmes solaires haute protection -indice FPS 30 (facteur de protection solaire)- commercialisées aussi bien en supermarché, parfumerie que pharmacie. Résultat, non seulement certaines marques ne protègent pas efficacement des UVA –les ultraviolets plus sournois car ils favorisent les coups de soleil, l’accélération du vieillissement cutané et les cancers à long terme– mais trois d’entre elles sont carrément défaillantes dans la protection UVB (qui provoquent, eux, coups de soleil et cancers)!  En queue de peloton, on retrouve des marques réputées, comme la crème solaire sécurité de Clarins, qui emporte la note de 5/20, le Soin solaire lait minéral corps Clinique (2,5/20), et la plus confidentielle Tropic silk hydratation de la marque Hawaiian (4,6/20). « C’est une surprise, car s’il est courant que certaines marques considèrent la protection UVA comme secondaire, pour les UVB, nous n’avons pas constaté ce type de manquements depuis des années, souligne Gaëlle Landry, rédacteur technique du test. Par exemple, pour la crème Clarins, l’indice UVB que nous avons constaté est de 19,7. Conclusion, ce produit devrait afficher une protection 15 et non 30. Pire, pour Clinique dont l’indice mesuré est de seulement 13, soit un écart de près de 57% avec celui revendiqué par la marque! » Une non-conformité qui passe d’autant plus mal que ces deux produits sont les plus chers de l’échantillon testé à respectivement 29,90 euros pour la crème Clarins et 26,95 euros pour celle de Clinique. Comment expliquer une telle négligence sur la promesse d’achat centrale de ces marques? « Nous ne nous l’expliquons pas. Contactés, les fabricants n’ont pas souhaité communiquer sur la question. Notre hypothèse est que ces produits ne doivent pas être contrôlés très régulièrement en interne », avance l’experte. Outre l’efficacité de ces crèmes haute protection, l’étude a également passé au crible leur composition. Là encore, les formulations laissent souvent à désirer. « Dans notre sélection, seules huit crèmes sont exemptes d’allergènes, la palme des mauvais élèves en la matière revenant encore une fois à la crème de Clarins qui en contient neuf! » D’autres contiennent par ailleurs des perturbateurs endocriniens. Des crèmes qui sont donc fortement déconseillées pour les femmes enceintes, enfants et adolescents. La majorité des protections solaires testées (13 sur 21) sont également particulièrement friandes du phénoxyethanol, un conservateur très employé dans la cosmétique traditionnelle présentant pourtant des risques de toxicité avéré, et fortement déconseillé pour les enfants. Même les meilleurs élèves du classement n’y coupent pas tels que la Brume solaire peau sensible de Mixa, classée « meilleur choix » de la sélection, la Brume sèche d’Ambre solaire et Paris Sublime sun cellular protect de L’Oréal. Enfin, quelques crèmes testées contiennent mêmes des nanoparticules, dont le risque de toxicité, s’il ne fait pas consensus au sein de la communauté scientifique, inquiète. Parmi les produits en contenant, on peut citer l’Eau thermale haute protection lait d’Avène et la Sun protect & hydrate de Nivea.

Soutenir l’anti-terrorisme en Afrique

Trump et Macron s’écharpent sur le financement d’une force de lutte contre le terrorisme au Mali. Washington pourrait opposer son veto à la proposition française. Paris cherche à convaincre Washington. Les Etats-Unis sont très réservés à l’idée de laisser l’ONU appuyer politiquement et financièrement une force militaire africaine anti-djihadistes dans le Sahel. Le différent repose sur le financement de cette force de 5000 hommes constituée par le G5 Sahel, composé du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad et du Burkina Faso.   Un premier projet de résolution, présenté mardi dernier, proposait que cette force militaire puisse « utiliser tous les moyens nécessaires » pour « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes ».   Cependant, ce texte manquait de précision selon les Etats-Unis, estimant même qu’une simple déclaration du Conseil, plutôt qu’une résolution, pourrait être suffisante. « Nous trouvons le mandat de cette force beaucoup trop large, manquant de précision », a expliqué un responsable américain, craignant que cela ne « crée un dangereux précédent » en autorisant l’usage de la force pour une large palette d’activités.  Une nouvelle mouture du texte a alors été dévoilée au Conseil de sécurité vendredi. Cette version insiste sur l’action de cette force contre le terrorisme, en précisant que les groupes armés ciblés figurent sur la liste des groupes terroristes des Nations unies.  L’Union européenne a déjà accepté de verser 50 millions d’euros pour cette force régionale, mais Washington et Londres ne veulent pas utiliser de fonds des Nations unies pour cette opération. « Le vrai problème, c’est l’argent », a insisté un diplomate du Conseil de sécurité qui a souhaité conserver l’anonymat.   « Nous soutenons le principe d’une force conjointe du G5 Sahel comme important exemple potentiel des efforts africains pour combattre l’extrémisme », a repris le diplomate américain. « Mais une résolution du Conseil de sécurité n’est pas toujours la seule, ni la plus sage des solutions pour offrir un soutien politique. »  Selon Foreign Policy, la France presse pour qu’un vote intervienne dans la semaine.   La France a lancé une intervention militaire internationale d’urgence en 2013 pour stopper des groupes djihadistes, proches d’Al-Qaïda, qui occupaient le nord du Mali. L’opération Serval, depuis devenue Barkhane, se poursuit encore dans cinq pays (Tchad, Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso) de la bande sahélo-saharienne. Des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes.

En parachute

On ne choisit pas le moment d’une révélation. La preuve : la semaine dernière, j’ai effectué un saut en chute libre près de Narbonne, et alors que j’étais dans l’avion, j’ai soudain été convaincu d’une chose : que l’Europe allait prendre son envol. Pourquoi avoir eu une telle pensée dans de telles conditions ? Je ne sais pas. L’esprit humain est quelque chose de bien mystérieux, parfois ! Toujours est-il que j’ai compris une chose : jamais les conditions n’ont été aussi favorables à l’Europe qu’en ce moment, et ce en dépit de, ou grâce aux menaces qui la guettent ! Cette pensée a été si rapide que je ne me rappelle pas tout, à vrai dire. Mais il n’y a pas à chercher bien loin pour retrouver la logique de la chose. Avant tout, il y a l’incidence du Brexit qui n’est pas négligeable. De ce point de vue, on peut dire merci à nos voisins outre-Manche : ils ont forcé les Etats membres à réagir et à voir à quel point l’Europe est menacée de délitement. Ensuite, il y a bien évidemment nos élections. Avec l’avènement de Macron, le tandem franco-allemand pourrait fort bien profiter d’une nouvelle dynamique qui sera très favorable à l’Europe. Cette relance semble d’ailleurs bien partie, étant donné l’accueil qu’a reçu Macron à Berlin. En outre, les deux se sont déclarés favorable à un changement de traité pour réformer l’Europe : une éventualité qui était, jusque-là, parfaitement impossible aux yeux de la chancelière. Et surtout, il faut prendre en considération la vague populiste qui a récemment renversé l’Amérique (parce que oui, avec un Trump complètement erratique à la tête du pays, on peut vraiment dire que les Etats-Unis sont tombés). Face à de tels enjeux, il est plus que temps pour l’Europe de se souder vraiment et d’aller de l’avant. C’est le plus souvent sous la menace extérieure que les gens se rassemblent. Si c’est le cas, l’Europe qu’ambitionnait Robert Schuman pourrait très bien fleurir au milieu de cette période plus que troublée. Sinon, si vous aimez les expériences inédites, je vous invite à essayer le saut en chute libre : les émotions qu’on a là-haut sont résolument extras. Voilà le site où j’ai dégoté ce saut en parachute, pour ceux que ça intéresse.

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Exploit de l’EDF face à la Finlande

L’équipe de France a écrasé dimanche la Finlande (5-1), vice-championne du monde en titre de hockey,lors du deuxième match du Mondial à Paris. Une victoire qui permet aux hockeyeurs français de se relancer dans la compétition. Les hockeyeurs français ont réussi l’exploit de battre 5-1 la Finlande, vice-championne du monde en titre, dimanche à Paris dans leur deuxième match du Mondial-2017. Dominés la veille sur la glace par la Norvège (3-2), les Bleus, désormais 3e de leur groupe, se sont relancés dans la course aux quarts de finale et ont fait un pas vers leur objectif prioritaire, le maintien dans l’élite. Dans un Bercy presque plein, ils ont profité de la qualité de leurs deux joueurs qui évoluent dans la prestigieuse NHL nord-américaine, Antoine Roussel (deux buts) et Pierre-Edouard Bellemare (un but). Le gardien Florian Hardy, qui remplaçait pour l’occasion Cristobal Huet laissé au repos, a aussi été décisif, derrière une défense héroïque, notamment lors des périodes d’infériorité numérique. Il s’agit de l’un des plus beaux succès du hockey français, qui avait déjà réussi des prouesses du même acabit contre la Russie au Mondial-2013 et contre le Canada au Mondial-2014, année de leur seul quart de finale. La Finlande est l’une des six nations majeures du hockey sur glace. Elle a pris la deuxième place du Mondial en 2014 et 2016 et a été deux fois titrée en 1995 et 2011. Les Bleus bénéficieront d’un jour de repos lundi avant d’affronter la Suisse mardi dans leur troisième match.

Une année difficile pour l’aviation d’affaires

Dassault Aviation a annoncé jeudi avoir reçu 33 commandes de jets privés Falcon en 2016 contre 45 l’année précédente. « La faiblesse des prises de commandes est le reflet d’un marché de l’aviation d’affaires difficile », a indiqué le groupe. Douze commandes de Falcon 5X ont également été annulées l’année dernière, après 20 annulations de Falcon Netjet en 2015. Dans le domaine militaire, 36 Rafale ont été commandés à la suite de la signature du contrat avec l’Inde, à comparer aux 48 appareils commandés en 2015 à parts égales par l’Egypte et le Qatar. « 33 Falcon ont été commandés en 2016 et 12 Falcon 5X ont été annulés, contre 45 Falcon commandés et 20 Falcon Netjet annulés en 2015″, selon l’avionneur. Ce segment souffre depuis la crise financière de 2008 et connaît un nouvel accès de faiblesse depuis deux ans, alors qu’il était en voie de rétablissement. De plus, Dassault Aviation a été contraint de repousser l’entrée en service du Falcon 5X en raison de retards dans le développement du moteur Silvercrest par le motoriste aéronautique Safran. Ces retards ont conduit à la définition du nouveau calendrier du programme Falcon 5X, avec un report des premières livraisons clients de fin 2017 à début 2020. Dassault Aviation n’a cependant enregistré qu’une annulation au second semestre, les 11 ayant été effectués au cours des six premiers mois de l’année, selon le bilan publié en août. Dans le domaine militaire, Dassault Aviation rappelle que 36 Rafale ont été commandés en 2016 après la signature et l’entrée en vigueur du contrat avec l’Inde, contre 48 en 2015 (24 au profit de l’Egypte et 24 pour le Qatar). « Cette nouvelle commande démontre à nouveau les qualités du Rafale », estime l’avionneur. Ces commandes portent à 110 Rafale son carnet de commande au 31 décembre 2016 (32 pour la France et 78 à l’exportation), et 63 Falcon. Au 31 décembre 2015, le groupe avait 83 Rafale (38 France et 45 Export) et 91 Falcon en commande. Côté livraisons, Dassault Aviation rapporte que 9 Rafale ont été livrés en 2016, dont 6 à la France et 3 à l’Egypte, conformément à sa prévision, contre 8 Rafale en 2015 (5 à la France et 3 à l’Egypte). Dans le même temps, il a livré à la France deux Rafale spécialement équipés pour l’aéronavale en 2016. Dans le domaine civil, Dassault Aviation a livré 49 Falcon neufs en 2016, soit un appareil de moins que sa prévision de livraison de 50 Falcon, contre 55 livrés en 2015. L’avionneur avait réduit de 60 à 50 cette prévision en début d’année. Source: avion de chasse.

Gérer voyage et risque

Près de 70% des entreprises n’ont pas de politique de gestion de la sécurité de leurs collaborateurs ». Se doter des garanties de sécurité n’est certes pas encore un réflexe systématique, mais la situation évolue à grande vitesse et, dorénavant, il n’est plus question d’évoquer la sécurité sans y associer les solutions de traçabilité permettant de localiser à tout instant les collaborateurs en déplacement. L’outil de suivi Expert Care d’American Express Voyages d’affaires rencontre ainsi un franc succès et vient de connaître un nouveau développement. Désormais, il permet au travel manager de connaître le statut du vol de ses collaborateurs en quasi-temps réel. L’information concernant un vol retardé, perturbé ou dérouté sera ainsi transmise instantanément, ce qui permet d’être proactif et de prendre rapidement les problèmes éventuels à bras-le-corps. Le partenariat entre American Express Voyages d’affaires et Ijet, fournisseur de solutions de gestion des risques, a également été étendu avec la mise en place de nouveaux outils. Les travel managers ont à disposition une hotline dédiée et un accès aux évaluations d’Ijet. Une évaluation des risques toujours plus fine D’autres acteurs mettent à profit des innovations technologiques pour une information toujours meilleure. « Notre plateforme de localisation, géolocalisation et communication TravelTracker consolide l’ensemble des données relatives aux voyages des collaborateurs. Il peut s’agir de réservations de vol, de train, d’hôtel ou de location de voiture, indique Arnold Denes, business development manager, information & tracking au sein d’International SOS. Le but est de pouvoir proactivement informer les voyageurs et leurs managers d’événements pouvant les impacter et de les assister si besoin. » L’analyse que permet la base de données des voyages revêt une importance grandissante pour les organisations. Un outil comme TravelTracker permet, grâce aux statistiques et la compréhension des flux de voyage, d’anticiper le degré de risque auquel les collaborateurs peuvent être exposés. « Cela permet, par exemple, de mettre en place des process de validation de voyage et des formations appropriées, afin de réduire l’exposition à ces risques », poursuit Arnold Denes. International SOS a par ailleurs publié en février dernier une carte du monde interactive, en association avec le cabinet britannique Control Risks, qui intègre les risques de santé et de sécurité par pays, ainsi que leur évolution. Consultable en ligne, elle permet aux ­entreprises de mieux évaluer les risques au sein des ­territoires où elles opèrent, et donc d’apporter des réponses adaptées.

Les voyageurs d’affaires aiment le rail

Les voyageurs d’affaires ont tendance à privilégier le train de plus en plus systématiquement. C’est l’un des enseignements à tirer de l’étude publiée le 14 novembre par Concur. Le spécialiste des notes de frais a analysé près de six millions de transactions ferroviaires sur deux ans, jusqu’au deuxième trimestre 2016. Il en ressort que ces transactions rail ont fortement progressé au cours des dix-huit derniers mois, puisque 954 813 demandes de remboursement train ont été enregistrées au cours du deuxième trimestre, contre 709 973 sur la même période en 2015. Les frais de transports ferroviaires effectués en Europe ont ainsi enregistré une hausse sensible (34%) en Europe au cours du deuxième trimestre, selon Concur. « Ces chiffres sont un rappel du rôle prépondérant du train dans les voyages d’affaires sur le marché européen » note Scott Torrey, Vice-Président et directeur général de Concur pour la zone EMEA. « Plus de 500 millions de dollars de notes de frais liés à ce mode de transport ont été enregistrées sur la plateforme Concur ces deux dernières années. Face au nombre croissant de transactions chaque trimestre, il est essentiel que les entreprises maîtrisent la gestion de cette dépense engagée par les collaborateurs » ajoute-t-il. Selon les responsables de Concur, ce plébiscite du rail reposerait avant tout pour sur la productivité des déplacements professionnels en train. « Ce n’est pas qu’une motivation budgétaire » selon Scott Torrey. « Plus que tout autre mode de transport, le train permet aux voyageurs d’affaires de travailler durant le trajet. Le temps de trajet est ainsi moins perçu comme une charge additionnelle à la journée de travail. Les entreprises qui facilitent les déplacements en train augmentent la satisfaction et la productivité des collaborateurs » Sans surprise, les principaux hubs business rassemblent la majorité des déplacements : 68% des trajets d’affaires européens ont pour point de départ ou d’arrivée les gares de Londres, Paris ou Francfort. La capitale britannique est particulièrement sollicitée par les voyageurs d’affaires, puisque 94% des déplacements d’affaires au Royaume-Uni concernent Londres, toujours selon Concur. Enfin, cette étude Concur permet de mesure une nouvelle fois la place croissante occupée par le bleisure sur le marché européen du voyage d’affaires. En effet, « Disneyland Paris est une destination étonnamment populaire pour les voyageurs d’affaires, avec 49.610 voyages pour cette destination enregistrés sur Concur entre janvier 2014 et Septembre 2016, ce qui indique que les voyageurs d’affaires à l’étranger allient parfois travail et vie familiale » souligne ainsi l’étude.