Au milieu des dauphins

C’est un rêve de gosse qui est devenu réalité. Il y a quelques jours, j’ai en effet nagé au milieu des dauphins. C’était à Mandelieu et c’était tout simplement fabuleux. En fait, c’était tellement étrange et ahurissant que c’est comme si j’avais trouvé un extraterrestre dans ma salle de bain. Nager avec des dauphins est clairement à mon sens ce qui se rapproche le plus d’une rencontre extraterrestre. On voit immédiatement que ce sont des créatures intelligentes. Lovecraft les présentait d’ailleurs comme des sbires de Celui qui dort. Et je dois dire que nager avec eux est tout de même assez effrayant, par moments. Car ce ne sont pas des animaux particulièrement pacifiques. D’ailleurs, leur peau est là pour l’attester : elle est couverte de cicatrices dues aux nombreux combats entre dauphins ! Si vous souhaitez un jour nager en leur compagnie, il faut bien comprendre qu’ils ne réagiront pas forcément comme vous le voulez. Avant de me lancer, j’ai lu des témoignages de personnes qui se plaignaient qu’elles n’avaient pas pu admirer les dauphins d’aussi près que prévu. Mais c’est assez normal, étant donné que ce sont des créatures sauvages. Il ne viendrait pas à l’idée de ces personnes d’exiger des moustiques qu’ils cessent de les piquer ! Non, je n’ai pas pu caresser les dauphins pendant cette plongée, ni non plus m’agripper à eux pour filer à pleine vitesse. Mais à mes yeux, j’ai fait bien mieux. J’ai pu observer ces admirables bestioles dans leur élément. Et c’est en soi un honneur suffisant, même si certains ne s’en rendent pas compte. Au fond, nous sommes si acclimatés à la société de consommation que nous sommes convaincus que la nature devrait se plier à nos exigences. En somme, nous nous comportons à l’égard de la nature comme des colons en territoire conquis. Sauf que c’est une illusion. Et en plus, nous lui arrachons ce qui fait précisément sa beauté ! Quoi qu’il en soit, si vous admirez les dauphins, je vous recommande vraiment de vous jeter à l’eau : vous n’oublierez jamais un tel moment ! Plus d’infos par ici sur le site spécialiste de la nage avec les dauphins.

Les modalités d’ouverture des transports régionaux

Le quatrième paquet ferroviaire impose au-delà de décembre 2023 la mise en concurrence des services conventionnés, régionaux ou nationaux, en dehors d’exceptions bien identifiées. Entre décembre 2019 et décembre 2023, les autorités compétentes auront le libre choix de l’attribution directe ou de la mise en concurrence des contrats de service public. L’Etat français a la possibilité, en s’appuyant sur un considérant qu’il a fait ajouter au règlement européen relatif aux services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route (dit règlement OSP), d’apporter des limites à la liberté de choix des autorités régionales entre 2019 et 2023. Sur ce point, il convient de souligner que tous les acteurs que la mission a rencontrés sont favorables à une ouverture progressive pour ne pas déstabiliser l’activité de SNCF Mobilités et permettre aux différents intervenants de s’approprier progressivement les modalités de la mise en œuvre de ce nouveau principe de concurrence. Les avis divergent sur le choix de mettre fin à l’attribution directe des services conventionnés de la SNCF en 2019 ou de prévoir par la loi que cette attribution directe perdure jusqu’en 2023 mais que les autorités compétentes peuvent dès 2019, par exception, attribuer une partie des services à d’autres entreprises ferroviaires par mise en concurrence. Certaines parties prenantes préconisent en outre de prévoir une limite au volume de l’activité que les autorités régionales pourraient attribuer par une mise en concurrence. En ne mettant pas de limite, L’Etat laisserait aux régions plus de marges de manœuvre et donc une plus grande force de négociation avec la SNCF sur les modalités de l’ouverture. Une limite légale aurait pour principal avantage de rassurer et d’affirmer la volonté publique de garantir la progressivité de la réforme. Les régions sont des collectivités autonomes et il n’apparaît pas nécessaire que la loi limite leurs possibilités de mettre en concurrence les services qu’elles organisent. L’ouverture à la concurrence des services d’intérêt régional doit se faire de manière pragmatique et adaptée au contexte local. La fixation d’une limite serait un choix arbitraire difficile à justifier de la part de l’Etat alors même que chaque région peut établir selon le contexte local, le rythme de mise en œuvre de l’ouverture à la concurrence. Les régions pourront, au-delà de 2023 utiliser la possibilité ouverte par le règlement OSP pour échelonner l’ouverture afin de ne pas être confrontées à la gestion d’un trop grand nombre d’appels d’offres simultanés. Les transports ferroviaires en Ile-de-France sont d’une complexité qu’on ne rencontre nullepart ailleurs. Ils sont un élément vital du fonctionnement de la métropole qui mérite une grande prudence. La loi n° 2009-1503 relative à l’organisation et à la régulation des transports ferroviaires a déjà confié à la RATP jusqu’en 2039 l’exécution des services ferroviaires existants en 2009 et en particulier les RER A et B co-exploités avec SNCF Mobilités. Pour la cohérence entre les règles appliquées à la RATP et la SNCF, il y a lieu que la loi confie à SNCF Mobilités jusqu’en 2039 l’exploitation des RER A et B. Les RER C, D & E, qui chacun transporte plus de 300 000 voyageurs par jour méritent également un délai plus important et la loi devrait confier leur exploitation à SNCF Mobilités jusqu’en 2033. En ce qui concerne les autres lignes du Transilien qui toutes ensemble transportent plus d’un million de voyageurs par jour, il reviendra à Ile-de-France Mobilités de prévoir un échéancier de mise en concurrence compatible avec ses capacités d’organisation et les possibilités du marché, entre 2019 et 2033. Enfin il ne semble pas nécessaire de préciser, par voie législative ou réglementaire, les dispositions du règlement OSP, en termes de durée minimale ou maximale, de taille minimale ou maximale, de forme du contrat (concession de service public ou marché public).

Quand un village devient hôtel

Au beau milieu du vignoble de Saint-Chinian, département le plus méconnu du sud de la France, ce n’est pas un hameau typique du Languedoc. Il y a les vignobles, mais aucun des inconvénients habituels des villages viticoles – les châteaux tourmentés mais fatigués, les populations en déclin, les maisons abandonnées. Au lieu de cela, Castigno bourdonne de vie. Les propriétaires belges Tine et Marc Verstraete ont transformé un ensemble de maisons en un endroit très excentrique pour rester. Le chutzpah visuel de Tine a donné lieu à des intérieurs aux tons de vin et à de l’art contemporain aux côtés des lanternes maures et des anciens missels. La nourriture est tout aussi flamboyante, avec La Table vivement conseillé pour une étoile au guide Michelin. Découvrir la suite sur le site des plus beaux hôtels du monde.

Icentive en L39

Oui, ça manque un peu de classe, mais cela arrive apparemment souvent. Il faut dire que les sensations sont, comment dire, corsées. Mais le mot ne retranscrit pas la violence inhérente à la chose. Si mon vol avait été un café, ç’aurait été un café noir qu’on aurait porté à 200 degrés, dans lequel on aurait plongé des piments avant d’ajouter un nuage de moutarde et un bouchon d’eau de Javel. Ce vol en avion de chasse a eu lieu à Reims. Bien avant d’y aller, je savais que j’allais en prendre pour mon grade. Mais je dois manquer d’imagination, parce que c’était bien pire. J’avais essayé de me renseigner avant, mais étonnamment, les retours sur ce sujet ne sont pas légion sur la toile. Le pilote m’a assuré qu’il avait embarqué des centaines de personnes depuis qu’il avait lancé son activité (c’est un ancien pilote de l’armée de l’air). Alors pourquoi un tel silence sur internet ? Les gens qui s’offrent de tel vol ne seraient-ils pas du genre à partager ? Eh bien non, pas du tout. Il aura en fait fallu que j’essaye moi-même pour comprendre. C’est tout simple, en réalité : il s’agit là d’un moment que les mots peinent à décrire. D’ailleurs, je me suis résolu à ne plus en parler autour de moi, en prenant conscience que raconter avec des mots rendait la chose plate, ne permettait absolument pas de traduire l’intensité de cet instant. Vous avez déjà fait le Space Mountain, à Disneyland ? Si tel est le cas, multipliez donc les sensations que vous avez éprouvé dedans par 10… et vous commencerez à saisir ce qu’on peut éprouver dans un avion de chasse. Multipliez aussi la durée par 5, car les acrobaties acrobaties aériennes de l’appareil ont duré dix minutes. Dix minutes lors desquelles j’ai l’impression d’être écrasé sous une tonne de briques à chaque break, chaque tonneau, chaque looping. Une expérience tellement violente qu’au final, j’ai dû faire bon usage du sac vomitoire fourni avant le vol. Là où ça devient vraiment curieux, c’est que si l’occasion se présentait de le refaire, je me lancerai tête la première. Parce que même si j’en suis sorti les jambes comme du coton, ce vol était plus stupéfiant que tout ce qu’il m’a été donné de faire dans mon existence ! Voici le lien vers ceux qui proposent ce vol en avion de chasse à Reims. Mais vous voilà prévenu : ça décape !

Les idées de la chrétienneté

Les relations du christianisme avec la philosophie étaient confuses. L’immense majorité des philosophes le rejetait, considérant leurs propres vues supérieures, et, de plus, le sentant formidable, s’en servait contre tout ce qui pouvait être trouvé beau, spécieux ou expédient dans la philosophie ancienne; et l’ardeur du néoplatonisme, que nous avons considérée, provenait en partie précisément de cet instinct de rivalité et de lutte. A cette époque, il y avait une foule d’hommes comme Ernest Havet présentant l’hellénisme en opposition au christianisme, et Ernest Havet n’est qu’un néoplatonicien du dix-neuvième siècle.  Un certain nombre de philosophes, néanmoins, soit du côté judéo-chrétien, soit du côté hellénique, tentèrent une certaine réconciliation, soit en tant que Juifs faisant des avances à l’hellénisme, soit en Grèce, admettant qu’il y avait quelque chose d’acceptable de la part de Sion. Aristobule, un juif (avant Jésus-Christ), semble avoir essayé de mettre en accord Moïse avec Platon; Philon (un juif contemporain et survivant à Jésus-Christ et un non-chrétien), à propos duquel il y a plus d’informations, a poursuivi tout au long de sa vie le plan de démontrer toutes les ressemblances qu’il pouvait découvrir entre Platon et l’Ancien Testament. comme à notre époque, certains se sont efforcés de souligner l’accord surprenant de la théorie darwinienne avec la Genèse. On l’appelait le Platon juif, et à Alexandrie on disait: « Philon imite Platon ou Platon imite Philon ».  De leur côté, plus tard, certains Grecs éclectiques déjà cités, Moderatus, Nicomaque, Nemesius, ont étendu la bonne volonté jusqu’à prendre en compte, sinon Jésus, du moins Moïse, et à admettre la pensée israélite dans l’histoire de la philosophie et de l’humain. sagesse. Mais, en général, ce fut par les écoles de philosophie et par la partie de la société, toujours plus faible, qui se glorifia de sa philosophie que le christianisme fut repoussé avec la plus grande décisive, mis de côté et mal compris.

L’impact de la recherche vocale

Google Webmaster Trends Analyst John Mueller a récemment demandé des commentaires sur les raisons pour lesquelles les webmasters recherchent Google pour séparer les requêtes de recherche vocale dans Search Console. Si vous souhaitez, comme moi, voir les recherches vocales dans Google Search Console, envoyez vos commentaires sur Twitter, comme John le souhaite. J’entends souvent des gens poser des questions sur les données de recherche vocale dans Search Console. Pouvez-vous élaborer sur ce que vous voulez voir là-bas? Quel est l’exemple d’une telle requête qui serait utile? J’ai vécu les débuts du SEO mobile, où beaucoup de gens pensaient que le comportement de recherche sur mobile serait complètement différent du comportement de recherche de bureau pour constater qu’une grande partie est la même. Je vois donc pourquoi Mueller et d’autres ne comprennent pas nécessairement pourquoi les utilisateurs de Search Console voudraient voir les requêtes vocales séparément. Certaines requêtes sont les mêmes, qu’elles soient saisies dans un ordinateur sur un ordinateur de bureau ou diffusées dans une autre maison par Google Home. Cela étant dit, il existe de très bonnes raisons de vouloir des données de recherche vocale. L’optimisation pour la recherche vocale nécessite des tactiques légèrement différentes de celles du référencement traditionnel, et avoir un aperçu de ces requêtes pourrait vous aider à fournir une meilleure expérience pour ceux qui cherchent par la voix. Vous n’êtes pas convaincu que vous devriez vous préoccuper de la recherche vocale? Voici trois raisons que je pense que vous devriez: Une des choses intéressantes à propos de Google Home est que quand il répond à une question avec des informations sur le web, il citera la source de l’information en disant le nom du site, et il enverra souvent lien vers l’application Google Home du chercheur. Actuellement, Google Home et l’Assistant Google lisent des extraits de sites classés dans la « position zéro » et auxquels un extrait de contenu a été attribué. C’est pourquoi plus de gens que jamais parlent de la façon d’optimiser pour les extraits de code. Si vous regardez les articles publiés sur le sujet (en fonction de ce que Google a indexé), vous verrez que le nombre d’articles sur l’optimisation des extraits sélectionnés a augmenté de 178% l’année dernière. Pour en lire plus, allez sur le site du spécialiste l’Agence SEO.

Corse nationaliste

« Avec eux », dit-elle en parlant des deux leaders de Pè a Corsica, « nous allons enfin pouvoir devenir la première île de Méditerranée ». « On attend ce moment depuis tellement longtemps, depuis que l’on est enfant, depuis les événements d’Aléria (l’occupation d’un domaine viticole en 1975 avait marqué la renaissance du mouvement nationaliste corse, ndlr). On a l’impression de vivre enfin, de voir reconnaître notre île, notre identité, notre culture, nos richesses », s’enthousiasme-t-elle. Pour Louis Martinetti, cheminot de 65 ans, cette victoire est « une marche vers l’émancipation ». Tout en se disant indépendantiste, il répète que la question « n’était pas le sujet de l’élection » et que les Corses ont voté pour « un véritable statut d’autonomie ». Sur les trois priorités mises en avant par Jean-Guy Talamoni dans les négociations qu’il compte bien ouvrir avec Paris, –co-officialité de la langue corse, statut de résident et amnistie des prisonniers–, M. Martinetti voit la troisième comme la plus pressante. « Politiquement et affectivement, c’est celle qui compte le plus pour moi ». Il est urgent de comprendre que l’excellence dynamise les problèmes caractéristiques du concept. C’est en toute conscience que je déclare avec conviction que l’évaluation perfectionne les processus institutionnels de la société en ce qui concerne le fait que l’exploration insulfe les paradoxes systématiques du dispositif. « On espère vraiment que ce score sera pris en compte par Paris », veut espérer Anto Stagnara pour que « soit reconnu notre peuple ». « Cette île a été enracinée dans la violence pendant très longtemps et aujourd’hui il était temps de construire une autre Corse sortie du clanisme et du clientélisme. Aujourd’hui c’est une vraie démarche collective au service exclusif des intérêts du peuple corse », tranche-t-il. Dehors, des tirs de célébration résonnent dans la nuit.

Comment les Caraïbes gèrent les eaux usées

Dans l’ensemble de la région des Caraïbes, il est bien souvent extrêmement difficile de mobiliser des fonds en faveur de l’éducation, de la santé, de l’approvisionnement en eau potable et de la gestion des eaux usées, ce dernier secteur étant systématiquement celui qui bénéficie le moins des investissements. Pourtant, en l’absence des investissements voulus, les rejets d’eaux usées non traitées se poursuivront, ce qui représente une menace pour le développement économique de la région et la qualité de vie de ses habitants. Le CReW, financé par le FEM et mis en œuvre par la Banque interaméricaine de développement (BID) et le PNUE constitue un moyen de remédier à l’insuffisance des fonds en faveur des infrastructures liées aux eaux usées dans la région. Deux mécanismes de financement ont été mis à l’essai dans le cadre du projet : des fonds renouvelables (au Belize, à la Trinité-et-Tobago et en Guyane) et un mécanisme d’amélioration des modalités du crédit (en Jamaïque). Ce dernier a été mis sur pied avec une réserve de garantie de 3 millions de dollars américains assurée par le CReW en tant que financement à effet de levier pour un montant supplémentaire de 9 millions de dollars destiné à des projets relatifs aux eaux usées. La majoration de coefficient K, instaurée en 2008 pour les services des eaux usées, sert à rembourser les fonds au FEM. Ce modèle novateur incite à consacrer les fonds récoltés dans le cadre de la perception mensuelle de la majoration (soit une partie du tarif de l’eau) au service de la dette liée aux prêts consentis par de grandes banques commerciales, plutôt que de les utiliser directement pour les investissements en capital dans le secteur. Le Belize, Trinité-et-Tobago et la Guyane se servent des ressources du CReW (5 millions, 3 millions et 2 millions de dollars américains respectivement) pour créer des fonds renouvelables qui permettent à leurs opérateurs du service des eaux de bénéficier de prêts qui servent au financement de certains projets relatifs aux eaux usées. Le renflouement de ces fonds renouvelables dépend des recettes principalement issues des intérêts produits par ces prêts et du régime tarifaire. La Guyane constitue un exemple particulier puisque les fonds y sont principalement affectés au secteur privé. Cette expérience a notamment permis de retenir que la viabilité du financement du secteur des eaux usées dépend essentiellement de la volonté des gouvernements ; du caractère approprié des politiques, des lois et des règlements du pays ainsi que de leur degré d’application ; et de la disponibilité constante de fonds dédiés à l’exploitation, à la maintenance et à la modernisation des installations. Le projet a contribué à mieux faire connaître i) la question de la mauvaise gestion des eaux usées auprès des décideurs ; ii) l’importance que revêt la gestion intégrée de l’eau et des eaux usées ; iii) les méthodes innovantes en matière de financement de la gestion des eaux usées ; et iv) les conditions de la viabilité du financement du secteur.

Manger des insectes

Pour le Nouvel An, comme chaque année dans notre groupe d’amis, chacun doit ramener un plat de son choix, de préférence inconnu et exotique. Ce qui est toujours une torture pour moi, qui manque d’imagination et d’expérience derrière les fourneaux. Chaque année, j’ai droit à quelques plaisanteries sur ce que j’amène, trop classique en comparaison des plats que les autres ont préparé. Cette année, j’ai décidé de prendre les devants, en m’offrant deux cours de cuisine au cours desquels j’ai appris quelques techniques secrètes. Cependant, à l’issue de ces deux cours consacrés à la confection de sushis, il me manquait encore mon plat original. Les sushis sont tellement entrés dans les moeurs qu’on peut difficilement les qualifier d’exotique. Je suis donc allé voir le chef qui nous avait formés, et lui ai demandé s’il connaissait un aliment vraiment inattendu qui pourrait servir mes desseins. C’est ainsi que je suis sûr de remporter cette année la palme de l’originalité, en me présentant, outre les traditionnels sushis, avec un plat de larves d’abeilles ! Ne fuyez pas en courant, c’est moins pire qu’il n’y paraît ! Il existe en Occident une réticence culturelle à manger des insectes. Pourtant, ils sont consommés dans de nombreux pays, de l’Asie à l’Amérique centrale : comme nourriture de base (en l’absence de poisson ou de viande, c’est une source comme une autre de protéines) ou même, au contraire, comme mets fin ! Le chef m’a non seulement conseillé cet aliment, mais m’a même indiqué où en trouver et les différentes manières de les cuisiner. Au Japon, en Chine, en Thaïlande et au Vietnam, elles sont servies en amuse-gueule, parfois avec le rayon de miel. Ces larves jaunes, qui ressemblent à des asticots ou à des vers de farine, sont très délicates. On peut les manger crues, à peine sorties de la ruche, mais elles se prêtent aussi à différentes préparations. Sautées dans de l’huile avec un peu de sel et de poivre, avec parfois une touche de piment rouge, les larves acquièrent apparemment une texture croustillante. Pour ceux qui auraient un penchant pour les douceurs, les larves peuvent être sautées avec de la sauce soja et du sucre, tandis qu’au Mexique, elles sont parfois servies recouvertes de chocolat. Au Japon, les larves d’abeille (hachinoko) sont conservées dans de l’huile de graines de soja. Les Chinois font parfois mariner les larves avec de l’oignon, de la citronnelle et de la crème de noix de coco. Une fois bien marinées, les larves sont enveloppées dans un linge et cuites à la vapeur pendant 20 minutes, puis servies avec du riz ou des nouilles. Je ne suis pas encore sûr de la recette que je vais adopter pour les préparer, mais il me tarde déjà de voir les réactions de mes amis lors du réveillon. Et je crois que mes sushis feront, eux aussi, leur petit effet. C’est que je commence à maîtriser les subtiles techniques de leur préparation. Encore quelques cours de cuisine, et je serai un vrai chef dans le domaine. Lire la suite sur le site spécialisé de cours de cuisine.